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La viabilité économique des nouveaux systèmes de production |
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Une consolidation des nouveaux systèmes |
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Quelles étaient, à cette époque du changement, les perspectives d'évolution des nouveaux systèmes, sachant que les apports externes (primes et subventions) qui représentaient une partie importante des revenus agricoles de l'exploitation étaient temporaires ? |
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L'évolution des exploitations après l'arrêt des subventions de Vittel SA fut réalisée par simulations, à partir de la méthode dite du budget partiel. Ce type de modélisation prend en compte les profits et les coûts inhérents au nouveau système de production en considérant dans le cas présent les fondamentaux suivants : |
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les agriculteurs réalisent des économies de fermage puisqu'ils ont des terres mises à leur disposition gratuitement par la société Vittel ; |
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certains travaux sont toujours réalisés par Agrivair, ce qui diminue d'autant les charges ; |
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les subventions de Vittel SA sont versées pendant sept ans ; |
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l'accroissement des chiffres d'affaire "lait" et "céréales" vient de l'attribution de quotas laitiers supplémentaires et de l'augmentation de la SAU ; |
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en revanche, il faut prendre en compte le coût de l'agrandissement du foncier et les frais supplémentaires de fonctionnement. |
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La simulation vise à étudier la durabilité des systèmes proposés par le cahier des charges et à répondre à la question suivante : les exploitations seront-elles économiquement viables après l'arrêt des financements de Vittel SA ? |
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Pour faire comprendre l'intérêt de ce travail, prenons l'exemple de l'évolution du budget d'une exploitation après la fin des subventions, détaillée ci-après. La simulation était fondée sur un certain nombre d'hypothèses techniques de départ : une économie de fermage de 50 ha , l'augmentation de la surface en céréales de 15 ha et l'accroissement des quotas laitiers de 60 000 litres. On a calculé ensuite le budget de l'exploitation qui en découle, sans et avec une valorisation économique de la qualité des produits. Les deux budgets partiels proposés montrent que l'arrêt des subventions n'empêche pas les exploitations de dégager un excédent financier. |
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Pour cette exploitation, si l'on compare la situation avant et après l'adoption du cahier des charges, l'augmentation de revenu équivaut au montant des compensations financières, c'est-à-dire 165 000 F. La situation est évidemment meilleure s'il y a une valorisation économique de la qualité des produits le revenu s'élève alors à 259 000 F. |
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| Economie du fermage |
Augmentation du produit laitier
(Plus 60 000 l X 2 F) |
Augmentation du produit céréales
(Plus 15 ha X 35 qx X 100 F) |
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| Augmentation des semences |
| Augmentation des fuels |
| Augmentation des factures EDF |
| Augmentation de palle |
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Bilan = 165 000 |
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| Economie du fermage |
Augmentation du produit laitier
(Plus 60 000 l X 2,20 F)
(250 000 l X 0,20 F) |
Augmentation du produit céréales
(Plus 15 ha X 35 qx X 180 F) |
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| Augmentation des semences |
| Augmentation des fuels |
| Augmentation des factures EDF |
| Augmentation de palle |
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Bilan = 259 000 |
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En haut : valorisation au prix du marché ; En bas : valorisation des produits (en bio, par exemple).
Hypothèse de base : exploitation moyenne de 140 ha de SAU dont 50 ha de Vittel, 20 ha en céréales, 50 vaches laitières et 250 000 l de lait vendu.
Apport de Vittel SA :
- Foncier (50 ha) --> économie de fermage - Augmentation de la surface en céréales (+ 15 ha) - Quoatas laitiers (+ 60 000 l) |
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Simulation par la méthode des budgets partiels de l'évolution économique d'une exploitation signataire après la fin des subventions fournies par Vittel SA |
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L'amélioration de la rentabilité économique a donc été réelle grâce à l'intervention technique et financière de Vittel SA. Mais encore a-t-il fallu qu'elle soit confortée et consolidée par une plus grande maîtrise technique et par l'assurance d'une certaine sécurité financière. Plusieurs propositions sont allé dans ce sens : |
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l'amélioration de la performance technique, par le biais de la formation des exploitants ; |
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l'utilisation des réserves foncières dont dispose Vittel SA, en facilitant par exemple l'installation d'un fils, comme c'est le cas actuellement ; |
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la recherche d'une meilleure valorisation des produits par le biais d'une labellisation. |
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