Département SAD
Programme Agriculture-Environnement Vittel (AGREV)
 
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  La viabilité économique des nouveaux systèmes de production
 
La tendance technico-économique
   
  Diverses tendances technico-économiques ont commencé à apparaître dans les exploitations ayant adopté le cahier des charges.
   
•  Le foncier
 
Un accroissement de la SAU en faveur de la spécialisation laitière des systèmes de production a eu lieu. Les terres achetées par Vittel SA permettaient aux exploitations signataires de s'agrandir en bénéficiant d'un léger surplus de quotats laitiers. Cette augmentation s'est accompagné d'une restructuration du parcellaire qui a amélioré la conduite du pâturage des vaches laitières et favorisé l'extensification du système de culture. Ce regroupement foncier s'est accompagné d'une rationalisation de la production laitière et d'une diminution des charges de production avec un accroissement de l'effectif du cheptel laitier. Globalement, on a pu observer une baisse de la proportion des terres à vocation céréalière de 25% en 1990, et de 17% en 1994 en faveur de la surface prairiale.
   
•  La production de lait
 
L'évolution des moyennes laitières dans la phase de changement a été appréciable. Pendant la campagne 1993-94, la production laitière s'infléchit et atteignit un minimum de 5 300 kg par VL puis elle redémarra à partir de 1994-95.
 
La baisse du volume de lait produit s'expliqua principalement par la suppression du maïs dans l'alimentation du bétail, remplacé par l'herbe et les légumineuses.
 
Début 1994, la production s'est accrue de nouveau, grâce à l'installation du séchage en grange. Le foin séché, disponible tout le long de l'année, permet d'augmenter la production et, lorsque la technique est maîtrisée, les rendements laitiers peuvent égaler ceux obtenus avec une alimentation à base de maïs.
   
•  La production de céréales
 
Les effets de l'application du cahier des charges (suppression des engrais chimiques et des traitements phytosanitaires) sur les rendements des cultures, ont été perceptibles. Si l'on considérait l'évolution interannuelle des rendements en blé, après une chute de 50 à 30 q/ha en 1994, une stabilisation de la production s'amorçait ensuite autour de 35 q/ha.
 
Mais les résultats de l'atelier "céréales" ne pouvent s'interpréter indépendamment de l'atelier "lait" car les rotations à base de luzerne, le grain et la paille fournis par les céréales sont essentiellement à vocation laitière et donc valorisés dans le système d'élevage. Les rendements obtenus participaient à la cohérence du nouveau système de production et devaient s'apprécier en termes d'autonomie de l'exploitation plutôt qu'en termes de valorisation économique.
   
•  Le revenu
 
Une évolution du revenu agricole a également lieu. Les compensations financières représentaient une part substantielle du revenu agricole. En effet, les exploitations cumulaient les primes relatives à la réforme de la PAC et celles, majoritaires, provenant de Vittel pour la protection de la qualité de l'eau.
 
Le revenu des exploitations signataires, très fortement dépendant des apports financiers externes, s'était cependant maintenu dans la moyenne départementale.
 
Une étude plus détaillée des revenus a montré que l'application du cahier des charges se traduisait, entre 1990 et 1994, par une baisse des chiffres d'affaire "viande" (-19,2%) et "céréales" (-70%) et une augmentation du chiffre d'affaire "lait" (+12%). Cette tendance attestait d'un tendance à la spécialisation des systèmes de production sur le périmètre de Vittel sur des systèmes laitiers extensifiés.
   
 
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mise à jour : 19 mai, 2010
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