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Stagnation des eaux de pluies sur un sol dégradé présentant une croûte de battance après plus de 100 mm de précipitations (Seine et Marne). © DORE Thierry

L’état des sols français

Pour mesurer la qualité des sols et surveiller son évolution sur le long terme, un dispositif a été mis en place à l’Inra d’Orléans. Géré par l’unité de service Infosol, il comprend un réseau de mesures avec un quadrillage territorial (RMQS) et des bases de données qui permettent de réaliser des cartographies des sols à des échelles très fines.

Par Mollier Pascale (01 42 75 94 23)
Mis à jour le 23/01/2013
Publié le 18/01/2013

L’état des sols français n’est pas si catastrophique, constate Dominique Arrouays, directeur de l’unité de service Infosol. Cependant, on observe une contamination diffuse par des métaux lourds comme le plomb, le cadmium et le zinc autour des grandes agglomérations. L’enjeu est de savoir si la dégradation va s’amplifier ou non. On a pu aussi mettre en évidence que le Lindane, un insecticide interdit depuis 1998, est présent dans tous les sols, y compris là où il n’a pas été épandu”. Autre résultat : les teneurs en phosphore demeurent plutôt faibles, à l’exception de la Bretagne (concentration d’élevage) et du Nord-Pas-de-Calais (résidus miniers).

 Cet état des lieux contrasté a pu être dressé grâce au Réseau de mesure de la qualité des sols (RMQS), le programme de surveillance des sols mis en place au sein de l’unité de service Infosol, créée en 2000 à l’Inra d’Orléans. Les 13 000 échantillons utilisés et conservés dans le Conservatoire national du centre d’Orléans, ont été décrits en détail : texture, structure, éléments nutritifs pour les plantes, polluants éventuels, etc.

Le RMQS a une étendue inédite : la totalité du territoire français, découpé en carrés de 16 km, est maintenant couverte, soit 2 200 sites à visiter, échantillonner, analyser, tous les dix ans. On comprend la nécessité  de ce suivi quand on connaît l’importance des sols. Ils servent bien sûr à la production alimentaire, mais aussi à l’épuration des polluants, et constituent des réserves biologiques, de stockage d’eau ou de carbone...

 “Il faut considérer les sols comme un patrimoine de l’humanité” conclut Dominique Arrouays.

 

Film des Lauriers de l’Inra 2010, réalisation Gérard Paillard.

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