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Epidémie de fièvre catarrhale ovine en France : plus rapide que l'insecte vecteur

Une modélisation de la vitesse de propagation de l'épidémie de fièvre catarrhale ovine, qui s'est produite en France en 2007-2008, montre que la maladie s'est propagée plus rapidement que ne le fait l'insecte vecteur. D'autres facteurs, tel que le vent ou les déplacements d'animaux peuvent expliquer cette dynamique de dispersion.

Particules d'orbivirus observées en  MICROSCOPIE  électronique. C'est l'agent pathogène à l'origine de maladies infectieuses en élevage (maladie de la langue bleue ou fièvre catarrhale ovine).. © © INRA, INRA
Publié le 05/12/2012
Progression en France du front clinique de la fièvre catarrhale ovine (FCO) à BTV-8 prédite par le modèle spatial. En fin d'été et en automne,la progression est rapide, d'où une plus grande largeur de bande.. © Inra
© Inra
 

La fièvre catarrhale ovine (FCO) est une maladie infectieuse vectorielle due au Bluetongue Virus (BTV). Elle est transmise par un insecte piqueur du genre Culicoides et touche les ruminants domestiques et sauvages. Elle n'avait jamais été diagnostiquée en Europe Centrale jusqu'à l'introduction du sérotype 8 du virus (BTV-8) en août 2006 dans la région de Maastricht. La maladie s'est propagée rapidement aux Pays-Bas, en Allemagne et en Belgique cette année-là, puis à l'ensemble de l'Europe de l'Ouest les deux années suivantes. Elle a constitué une crise sanitaire majeure en santé animale, provoquant des pertes économiques considérables. La France a été particulièrement touchée avec plus de 48000 foyers cliniques répertoriés sur l'ensemble du territoire.

Nous avons estimé la vitesse de progression du front de cette infection en France, à l'aide d'un modèle spatial. Le front a progressé à une vitesse moyenne de 5,6 km/jour avec des vitesses comprises entre 2,1 et 9,3 km/jour selon le lieu et la période. La transmission de la FCO en France s'est donc faite majoritairement de façon locale, à faible distance et de proche en proche. Néanmoins, seules 2 % des communes contaminées présentent une vitesse de progression inférieure à 3 km/jour, distance maximale connue de dispersion par vol actif des Culicoides, vecteurs de la maladie. La propagation ne peut donc pas s'expliquer par la seule dispersion active des Culicoides. D'autres facteurs ont vraisemblablement joué un rôle dans la progression de l'infection, notamment le vent (transport passif des Culicoides) et les mouvements locaux des animaux infectés, domestiques (changement de pâtures des bovins, ovins, caprins) et sauvages (dispersion au sein de leur domaine vital). Nous avons poursuivi les investigations afin de comprendre quels facteurs autres que saisonniers ont agi sur la vitesse de progression du front de la maladie.

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Santé animale
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Auvergne - Rhône-Alpes