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Reportage photographique pour l'ouvrage «L’art d’acclimater les plantes, le jardin de la Villa Thuret» de Catherine Ducatillion et Landy Blanc-Chabaud, aux  EDITIONS QUAE. © © INRA, SLAGMULDER Christian

Sentir, bouger, communiquer, les plantes aussi !

Par Pascale Mollier
Mis à jour le 04/09/2014
Publié le 30/07/2014

A leur manière, les plantes sont capables de sentir et de communiquer. La recherche s'intéresse de plus en plus à ces aspects et met en évidence des mécanismes originaux de la vie sociale végétale.

« Un animal qui dort », voilà comment Buffon voyait le végétal en 1753. Idée reprise en 1800 par le physiologiste Bichat, selon lequel « le végétal est l’ébauche, le canevas de l’animal, et pour former ce dernier, il n’a fallu que revêtir ce canevas d’un appareil d’organes extérieurs, propres à établir des relations ».

Ainsi, et ce depuis Aristote, les végétaux sont perçus comme des organismes passifs, n’ayant que des fonctions de croissance et de nutrition, sans relation ni interaction avec l’environnement.

 Or, les travaux initiés depuis le milieu du XIXième siècle par Darwin et son fils, ainsi que par plusieurs physiologistes allemands, montrent que les plantes sont sensibles et réactives aux perturbations extérieures.

Les recherches ultérieures ont confirmé que les plantes perçoivent leur environnement et s’y adaptent par leurs mouvements : elles redressent leur tige courbée par le vent, s’écartent de leurs voisines, poussent vers la lumière. Comme les animaux, elles possèdent des sens, vision, odorat, toucher, qui ont cependant la particularité d’être répartis sur toute leur surface et non pas localisés dans des organes spécialisés.

Elles sont aussi capables de communiquer leurs perceptions aux autres plantes, d’émettre des signaux de stress et de tisser des liens avec des champignons et bactéries.

Ces aspects sont de mieux en mieux connus et, à la lumière des dernières recherches, les plantes sont lentement en train de regagner des places dans l’échelle du vivant.