• Réduire le texte

    Réduire le texte
  • Rétablir taille du texte

    Rétablir taille du texte
  • Augmenter le texte

    Augmenter le texte
  • Imprimer

    Imprimer
Cone de plastique jaune clair dans un bocal au dessus d'une paillasse de laboratoire.. © Bertrand NICOLAS - Inra, NICOLAS Bertrand

 Les biotechnologies vertes, nouvelles pistes pour l’agriculture

Impacts des PGM : plantes génétiquement modifiées

Les PGM sont l’exemple emblématique d’une biotechnologie fortement questionnée par le public, en Europe en tout cas. Ce contexte politique et social s’est traduit par un coup d’arrêt dans le développement de nouvelles cultures transgéniques en Europe. C’est pourquoi les  programmes de recherche publique, et de l’Inra en particulier, se sont orientés vers l’étude des impacts des PGM, et très peu vers l’innovation agricole et industrielle.

Mis à jour le 30/01/2013
Publié le 18/08/2012

Impacts des PGM sur l’environnement

L’Inra occupe une place reconnue internationalement dans ce domaine.

De nombreux travaux portent sur les risques de passage des transgènes à la flore sauvage et aux cultures non transgéniques. Ces risques ne peuvent s’examiner qu’au cas par cas.

L’Inra a mis au point des modèles capables de prédire le risque de flux de gènes via les graines ou le pollen entre champs voisins et entre cultures successives, en fonction des rotations et des techniques de culture. Et ce pour plusieurs espèces : colza, maïs, betterave sucrière.

Coexistence des filières PGM et non-PGM

Deux programmes européens coordonnés par l’Inra ont étudié la coexistence de filières transgéniques et non transgéniques, pour répondre à la réglementation européenne, qui prévoit la séparation des filières et la traçabilité des produits, afin d’assurer un étiquetage fiable et d’offrir in fine la liberté de choix à chaque acteur.

 SIGMEA (2004-2007) propose un modèle d’aide à la décision pour minimiser les risques de dispersion de gènes. Les simulations prennent en compte les particularités de l’espèce et du contexte cultural. Dans certains cas (maïs), une récolte séparée suffit à ne pas dépasser le seuil réglementaire de 0,9% de présence fortuite du transgène dans les cultures non OGM. Dans d’autres cas, il faut recourir à des semis décalés ou à une distance accrue de séparation. Pour le colza ou pour les zones de culture très concentrées en maïs, une séparation géographique entre Etiquette pour un pain contenant des protéines de soja transgénique.. © inra, Gérard Paillard
Etiquette pour un pain contenant des protéines de soja transgénique. © inra, Gérard Paillard
les cultures OGM et conventionnelles est nécessaire. Ainsi, sans préjuger des décisions politiques et des seuils fixés, cet outil donne les moyens d’analyser tous les scénarios. Douze pays européens ont fourni des jeux de données sur les flux de gènes à partir de leurs résultats expérimentaux.

Co-Extra (2005-2009) fournit des méthodes pour organiser à moindre coût la coexistence entre les filières OGM et non-OGM,grâce à de bonnes pratiques de récolte et de transformation. Le programme a développé également des méthodes de  contrôle et de traçabilité pour assurer un étiquetage fiable. Près de 200 scientifiques de 18 pays européens se sont mobilisés sur ce programme.

Essais en champ

Pour apprécier l’intérêt agronomique d’un transgène, il est indispensable de le tester en conditions de culture au champ. En effet, le fonctionnement d’une plante isolée n’est pas comparable au fonctionnement d’un peuplement végétal et cela affecte beaucoup le métabolisme carboné et azoté de la plante. Ainsi, les aspects de qualité : teneur en sucre, en amidon, en protéines ainsi que de quantité (rendement) ne peuvent être évalués qu’en conditions réelles de culture (environnement, sol/climat, densité de culture, techniques culturales). Les essais en champ sont aussi indispensables pour l’évaluation des risques des variétés transgéniques.

Pour mener ces essais en champ, l’Inra est particulièrement attentif à la mise en œuvre des précautions requises. L’ensemble des parties prenantes est consulté et les essais font l’objet d’un comité de suivi :

-           La réalisation d’essais en champ de porte-greffes transgéniques de vigne, à l'Inra de Colmar, a fait l’objet d’un processus collaboratif original.

-          L’Inra d’Orléans étudie depuis 1999 des peupliers transgéniques modifiés pour leur teneur en lignine, à l’origine pour la fabrication de pâte à papier, et plus récemment, pour la production de bioénergie.

En savoir plus

Extrait de la position institutionnelle de l’Inra (CA du 27 juin 2007)

« La transgénèse sera envisagée, sur la base d’une évaluation comparative par rapport aux autres innovations possibles, lorsque ces autres alternatives ne seront pas satisfaisantes : cette voie fera alors l’objet d’un accompagnement ouvert aux divers porteurs d’enjeux.

[L’Institut s’engage à] garantir des processus de travail qui, au-delà du respect des réglementations en vigueur, de sa charte de propriété intellectuelle et de la sécurité de ses expérimentations par des changements d’échelle progressifs, explicitent publiquement et avec clarté les choix thématiques et méthodologiques, et les résultats de l’Institut ».