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Associer qualité des produits, bien-être et reproduction chez le porc

Eliminer le risque d’odeur de verrat de la viande et améliorer les performances économiques des élevages, tels sont les objectifs du nouveau projet NoCast. Par une approche prenant en compte de nouveaux critères phénotypiques chez les femelles, ces travaux permettront à terme de rendre inutile la castration chirurgicale des porcs mâles.

Côte de porc et côte de veau.. © Inra, MAITRE Christophe
Mis à jour le 22/02/2019
Publié le 26/11/2018

Les mâles entiers ont une croissance plus rapide et une conversion alimentaire plus élevée que les mâles castrés. Alors, pourquoi pratiquer la castration chirurgicale des jeunes porcelets dans les élevages ? Un objectif majeur : éviter l’odeur de verrat, une odeur forte et désagréable qui apparait à la cuisson de viandes issues de porcs mâles entiers. Cette odeur est principalement due à la présence de deux composants, l’androsténone et le scatol. Ils sont synthétisés de façon croissante lors de la maturation sexuelle et s’accumulent dans les tissus adipeux.

La solution génétique

La castration chirurgicale des porcelets est remise en question pour des raisons de bien-être animal et la quasi-totalité des acteurs européens de la filière porcine s’est engagée à arrêter progressivement cette pratique.
La sélection est une solution privilégiée pour résoudre le problème d’odeur de verrat. Cependant, il existe une relation directe entre androsténone et maturité sexuelle qui fait que la sélection sur ce caractère pourrait avoir une incidence sur la fertilité et la fonction de reproduction des animaux, qu’ils soient mâles ou femelles. L’arrivée des technologies de génomique en sélection animale permet de prendre en compte des caractères difficiles à sélectionner en raison de leur faible transmission entre génération (héritabilité), de leur expression chez un seul sexe ou non mesurable directement sur les animaux (ex la qualité de la viande).

De nouveaux critères phénotypiques pris en compte chez les femelles

Dans ce projet de recherche 2 500 animaux de race Landrace seront inclus. Le phénotypage de 1 500 femelles sera fait dans les élevages de sélection. Il apportera des données complémentaires à celles utilisées jusqu’ici en sélection des femelles, notamment sur leur développement pubertaire et leurs aptitudes à la reproduction, couplées à des paramètres biologiques (concentrations hormonales plasmatiques).
En parallèle, chez les mâles entiers (1 000 animaux apparentés), élevés en station de contrôle, des mesures phénotypiques relatives au développement pubertaire, aux performances de croissance (poids des animaux, consommation, qualité et composition des carcasses, …) et des analyses biochimiques pour mesurer les taux de molécules à l’origine de l’odeur seront réalisées (qualité de la viande). Tous les animaux seront ensuite génotypés.
Les informations phénotypiques et génomiques une fois analysées permettront d’évaluer le déterminisme génétique des caractères (héritabilité et corrélation entre caractères), indispensables pour une évaluation génomique future. Ces résultats viendront compléter ceux obtenus dans le projet AROME qui lui se focalise sur l’impact d’une sélection « anti odeur de verrat » sur les caractères de reproduction des mâles.
Les résultats de l’étude (bases de données, équations prédictives, ...) bénéficieront aux partenaires du projet (voir encadré). Ces acteurs socio-économiques apporteront alors des solutions concrètes aux attentes de la filière et des consommateurs européens.

Contact(s)
Contact(s) scientifique(s) :

  • Catherine Larzul Unité mixte de recherche Génétique Physiologie et Systèmes d'Elevage, UMR GenPhySE - Ecole Nat. Vétérinaire Toulouse et INRA, 24 chemin de Borde-Rouge, Auzeville CS 52627, 31326 CASTANET-TOLOSAN CEDEX

Le projet Nocast

Nocast est financé par le fonds de ressourcement de l’Institut Carnot France Futur Elevage.
Durée : 36 mois, 2018-2021
Budget : 256 k€
Unités Inra impliquées : UMR GenPhyse (Toulouse) et PEGASE (Rennes), toutes deux labellisées par l’Institut Carnot France Futur Elevage soutenues par l’unité expérimentale Porcs (Rennes)
Partenaires : IFIP et France Génétique Porcs
Coordinatrice : Catherine LARZUL

L’institut Carnot France Futur Elevage

Le label Carnot est attribué à des structures de recherche publique pour certifier leur excellence scientifique et leur professionnalisme de la relation partenariale. Le Carnot finance des projets internes innovants sous forme d’appels à projets annuels, sélectionnés sur des critères d’excellence et de transférabilité. Il est de plus certifié ISO 9001 pour l’appropriation des bonnes pratiques de contractualisation et de propriété intellectuelle avec les partenaires industriels.

Le Carnot France Futur Elevage est un portail d’entrée vers la recherche publique pour les entreprises de du secteur de l’élevage. Il propose des compétences et des services de R&D intégrées et multidisciplinaires en santé, alimentation, système d’élevage et génétique animale pour l’innovation des entreprises.

France Futur Elevage réunit les acteurs de la recherche publique et agrovétérinaire et le savoir-faire en R&D des trois Instituts Techniques Agricoles dédiés à l’élevage
Contact :
Fanny WACQUET, chargée d’affaires, tel 0142759326