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Lancement du projet AntibioPhage

Le 15 septembre dernier a eu lieu la réunion de lancement du projet international AntibioPhage. Ce projet a pour objectif d’identifier des bactériophages – des virus de bactéries -  capables de détruire les souches d’E. coli  pathogènes des volailles (APEC). Ces bactériophages représentent une alternative prometteuse aux traitements antibiotiques.

Bactériophages de bactéries lactiques accrochés à un débris organique non pathogène. Microscopie électronique à transmission. G=457000.. © Inra, ROUSSEAU Micheline
Mis à jour le 13/01/2016
Publié le 15/10/2015

De plus en plus de bactéries pathogènes des hommes ou des animaux  présentent une résistance aux traitements antibiotiques.  Escherichia coli, dont certaines souches peuvent être responsables d’infections du tube digestif, du tractus urinaire ou des voies aériennes n’échappe pas à ce constat, et ce, malgré la diminution ou l’arrêt de l’utilisation de certaines classes antibiotiques. De nouvelles approches thérapeutiques deviennent nécessaires pour lutter contre les coliformes pathogènes des hommes et des animaux (approche One Health/Une Santé).

La phagothérapie, une approche remise au goût du jour

La phagothérapie est une alternative à l’utilisation de traitements antibiotiques. Cette méthode repose sur l’utilisation de bactériophages, des virus spécifiques des bactéries, qui infectent les cellules bactériennes et s’y multiplient, entrainant la destruction de la cellule parasitée. Cette méthode thérapeutique a été développée au début du XX siècle puis progressivement abandonnée en occident au profit de l’utilisation des antibiotiques. 

Le projet AntibioPhage

Le projet AntibioPhage a pour objectif d’identifier des bactériophages qui permettront de lutter contre les souches E.coli APEC (avian pathogenic E. coli). Ces phages seront identifiés dans l’environnement des animaux, dans les milieux les plus susceptibles d’abriter des bactéries résistantes (eaux de surface, égouts, …).
Les phages candidats seront sélectionnés sur un modèle aviaire de septicémie. Ces phages devront présenter un large spectre d’hôte bactérien, une cinétique de réplication in vitro (multiplication) élevée, ainsi qu’une absence de résistance (ou une résistance à minima) de l’hôte. Ils devront être capables de reconnaitre les déterminants pathogéniques ou de transfert de résistance aux antibiotiques

Contact(s)
Contact(s) scientifique(s) :

Leader du projet :
Robert Atterbury, Université de Nottingham
Département(s) associé(s) :
Microbiologie et chaîne alimentaire
Centre(s) associé(s) :
Val de Loire

En savoir plus

Le projet AntibioPhage implique :

  • l’INRA (Unité Infectiologie et santé publique, centre de Tours),
  • l’université de Copenhague,
  • l’université de Louvain (Belgique),
  • l’Université de Nottingham (Royaume-Uni),
  • Biocontrol Ltd (Royaume-Uni), filiale européenne de la société américaine AmpliPhi Biosciences Corp..

Ce projet durera 3 ans pour un coût total de 1 444 000 €.  Il est fiancé par le réseau européen ERA-net  ANIHWA  (ANImal Health and WelfAre) et par l’ANR (Agence nationale de la Recherche).