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3 questions à une jeune pousse : Hiphen

Prêts à numériser vos champs ? Clairement orientée vers les professionnels (B2B), la startup Hiphen s’est spécialisée dans le phénotypage rapide, grâce à diverses technologies. Des capteurs aux drones en passant par la robotique et l’intelligence artificielle, la jeune pousse propose aux entreprises agricoles de prendre soin de leurs parcelles en envoyant les données récoltées sur le cloud pour analyse. Rencontre avec Alexis Comar, fondateur et dirigeant de Hiphen.

3 questions à une startup Hiphen, phénotypage haut débit, agriculture
Par Anaïs Bozino
Mis à jour le 12/04/2019
Publié le 18/02/2019

Quelle est l’activité d’Hiphen ?

Alexis Comar : Le phénotypage permet de connaître et de lister tous les caractères d’une plante. Pour cela, nous effectuons toutes sortes de mesures des plantes grâce à des capteurs, comme la caméra multispectrale Airphen par exemple, mais aussi via satellite ou drone. Nous utilisons également la phénomobile, un robot autonome qui permet de scanner les champs, afin de tester un grand nombre de croisements et d’accélérer l’amélioration variétale. Nous commercialisons par ailleurs des capteurs connectés, avec notre partenaire Bosch : les IoT Field Sensors. Très concrètement, nous valorisons, c’est-à-dire que nous transformons la recherche en un produit consommable. Ce qu’il faut retenir, c’est que nous travaillons sur la digitalisation du monde agricole.

L’Inra cherche à valoriser les startup

Quel est votre lien avec l’Inra ?

Alexis Comar : Hiphen est membre d’un programme de recherche scientifique dédié à l’application de la télédétection pour le phénotypage, qui réunit l’Inra, Arvalis et notre startup. Notre activité est très liée à celle de l’Unité mixte de technologique Capteurs et télédétection pour caractériser l’état et le fonctionnement des grandes cultures (UMT Capte). Cette unité est exceptionnelle car elle mêle recherche fondamentale et recherche très appliquée. Depuis sa création en octobre 2014, notre startup s’est installée à Avignon, dans les locaux de l’Inra. L’Institut mène une politique claire et cherche à valoriser les jeunes pousses, ainsi qu’à favoriser leur émergence. Il y a beaucoup de bienveillance de leur part, ce qui est très positif et motivant.

Vers où souhaitez-vous vous diriger avec Hiphen ?

Alexis Comar : Nous visons l’internationalisation de nos services, et plus particulièrement au Japon, en Chine, en Australie ou encore, aux États-Unis. Par ailleurs, comme nous faisons de la R&D, nous continuons à développer l’intelligence artificielle et le cloud, ces mots magiques qui en font rêver plus d’un ! Pour le moment, nous utilisons l’intelligence artificielle pour le traitement de l’image, et nos algorithmes sont sur le cloud, nous permettant de monter en charge de façon toujours plus rapide, robuste et fiable.

Hiphen, infographie pour le 3 questions à une jeune pousse.. © Inra, véronique gavalda
© Inra, véronique gavalda

Contact(s)
Centre(s) associé(s) :
Provence-Alpes-Côte d'Azur

En savoir plus

L'UMT Capte

Les recherches de l’Unité mixte technologique Capte (Capteurs et télédétection pour caractériser l’état et le fonctionnement des grandes cultures) sont centrées sur la sélection variétale, via le phénotypage haut débit, l’expérimentation en conduite et systèmes de cultures et enfin, l’aide au pilotage des cultures en parcelles agricoles distribuées sur un territoire. Ces données de télédétection sont obtenues grâce à des outils capables d’effectuer un suivi des cultures de la micro-parcelle (10 m² environ) à la parcelle agricole (10 hectares). De l’acquisition des données à la visualisation en passant par le traitement automatisé de ces dernières, l’objectif est d’améliorer l’efficience des cultures. L’Inra, avec l’unité Emmah, et Arvalis sont les acteurs principaux de cette UMT. Une unité de l’Inra à Toulouse y est associée également, ainsi que Terres Inovia, l’institut technique de la betterave (ITB) ou encore l’association de coordination technique agricole (Acta).