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Les polyphénols d'agrumes : des acteurs majeurs de la protection vasculaire

Si les effets bénéfiques sur la santé de la consommation de fruits riches en polyphénols sont connus, il est plus difficile d’attribuer un effet protecteur à un composé en particulier. Les chercheurs de l’Unité de Nutrition Humaine (UNH) de l’Inra de Clermont/Theix ont mis en lumière les effets propres des polyphénols majeurs du pamplemousse et de l’orange, dans la protection vasculaire. Ces résultats sont issus d’un vaste programme de recherches mené au sein de l’unité sur l’importance de polyphénols en nutrition humaine.

Tranches d'orange, citron et pamplemousse. © MAITRE Christophe
Mis à jour le 03/06/2013
Publié le 06/09/2010

Les études épidémiologiques établissent clairement le bénéfice sur la santé d’une consommation régulière de fruits et légumes, notamment pour prévenir les maladies cardiovasculaires. Les agrumes comptent parmi les fruits les plus consommés, essentiellement sous forme de jus, avec une nette dominance du jus d’orange. Les agrumes contiennent de la vitamine C, associée à divers phytomicronutriments : caroténoïdes et polyphénols spécifiques (hespéridine dans l’orange, naringine dans le pamplemousse, ériodyctiol dans le citron). Le rôle de ces micronutriments dans la protection vasculaire est encore loin d’être complètement élucidé et les recherches menées à l’UNH visent à en comprendre les mécanismes d’action.

Une étude clinique pour mieux comprendre le rôle de l’héspéridine du jus d’orange

Dans le cadre d'un financement public avec le Florida Department of Citrus (FDOC), les chercheurs de l’UNH ont entrepris une étude d’intervention nutritionnelle pour caractériser les effets sur la protection vasculaire, d’une consommation de jus d’orange et évaluer le rôle spécifique de l'hespéridine. Les résultats de cette étude clinique menée sur 24 volontaires sains, d’âge moyen et en léger surpoids, ont mis en évidence un effet positif de la consommation régulière de jus d’orange sur la pression artérielle diastolique (en baisse) ainsi que sur la fonction endothéliale, garante de la santé des vaisseaux sanguins (régulation du diamètre). Pour la première fois, les chercheurs ont démontré que l’hespéridine était largement responsable de ces effets.

L’effet de la naringine du pamplemousse

Dans le cadre du projet ANR AGRUVASC, les scientifiques de l’UNH en collaboration avec deux partenaires bordelais (Enita Bordeaux & l'ERU "Facteurs de risque vasculaires" - CHU-Université Bordeaux), ont étudié l’effet d’une supplémentation de naringine à une dose nutritionnelle (équivalente à celle apportée chez l'homme par un verre de jus de pamplemousse) sur différents modèles murins d’athérosclérose. Les résultats mettent clairement en évidence les effets bénéfiques de la consommation de naringine par les souris nourries avec un régime athérogène (riche en graisses). Ainsi il a été observé chez les animaux supplémentés avec de la naringine, une réduction de la cholestérolémie, une amélioration des biomarqueurs de la dysfonction endothéliale et également une meilleure sensibilité à l’insuline. Ces observations peuvent expliquer, au moins en partie, l’effet antiathérogène de ce polyphénol.

De l’approche mécanistique in vitro et sur modèle animal, à l’étude clinique : l’expertise de l’UNH

Les chercheurs de l’équipe MiMeS, faisant partie de l’UNH et du CRNH, ont acquis une véritable expertise dans l’étude de l’impact et des mécanismes d’action des micronutriments et de leurs aliments vecteurs dans la prévention nutritionnelle des pathologies vasculaires. Ces recherches prennent en compte non seulement l'effet des micronutriments protecteurs dans des conditions alimentaires usuelles, mais également dans les situations physiologiques ou métaboliques pouvant entraîner une demande accrue en micronutriments. Pour répondre aux objectifs de recherche fixés, l'unité dispose d'une gamme très variée d'approches et d’outils alliant des modèles cellulaires, des investigations sur animaux (mini-porcs, rongeurs modèles de pathologies) à des études cliniques de nutrition. L’ensemble des résultats obtenus intègre les données issues d’une exploration approfondie des fonctions vasculaires et celles de la recherche fondamentale en nutrigénomique.

Contact(s)
Contact(s) scientifique(s) :

  • Christine MORAND (04 73 62 40 84) Unité de Nutrition Humaine – UNH, Equipe Micronutriments Métabolisme et Santé (MiMeS), INRA Clermont-Ferrand-Theix, 63122 SAINT-GENES-CHAMPANELLE
Département(s) associé(s) :
Alimentation humaine
Centre(s) associé(s) :
Auvergne - Rhône-Alpes