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OPTIM’PHERO : une application innovante de phéromones

Certains lépidoptères causent des dégâts importants en zones arborées et contre lesquels les moyens de lutte traditionnels sont inopérants. C’est le cas des processionnaires du pin  ou du chêne et de la pyrale du buis. L’unité Inra UEFM et la société M2i Life Sciences ont développé une lutte innovante par phéromones encapsulées.

une application innovante de phéromones. © Inra, Jean-Claude Martin
Mis à jour le 16/02/2016
Publié le 05/11/2015

OPTIM’PHERO, un projet soutenu par Ecophyto

Promouvoir la protection des cultures sans produits phytosanitaires est un axe structurant du plan Ecophyto du ministère de l’Agriculture. C’est dans le cadre de ce programme que fut lancé pour la période 2015-2017, le projet OPTIM’PHERO : une solution par confusion sexuelle au sein du consortium Inra, FREDON Paca et la société M2i Life Sciences, experte en chimie des phéromones.

Une application innovante des phéromones

Les moyens actuels de lutte contre la défoliation des arbres par les lépidoptères ravageurs reposent sur la capture des chenilles, le piégeage de papillons mâles ou la prédation des chenilles et par des mésanges. Mais cela suppose la mise en place de pièges ou de nichoirs par les gestionnaires d’espaces urbains ou forestiers, un dispositif compliqué et coûteux en main d’œuvre. OPTIM’PHERO a pour objectif d’élargir la gamme des possibles en biocontrôle des lépidoptères par une technologie de relargage contrôlé des phéromones tenant compte de la configuration végétale et des contraintes (hauteur, accessibilité, fréquentation du public…).

Des résultats expérimentaux prometteurs contre la processionnaire du pin et bientôt contre la processionnaire du chêne

Pour contourner la difficulté actuelle de pose de diffuseurs de phéromones et de coût de main d’œuvre, la solution envisagée est celle développée par M2i Life Science consistant à encapsuler dans des microparticules, les molécules phéromonales dans un dispositif biodégradable à base de cires naturelles. Avant de faire l’objet du projet OPTIM’PHERO, cette technologie a été expérimentée dans les pinèdes du mont Ventoux en juillet 2014. Dans le cadre d’un partenariat entre l’Inra et M2i Life Sciences, dix pièges furent positionnés en forêt et relevés une fois par semaine. Les captures hebdomadaires ont démontré l’efficacité des phéromones micro-encapsulées couvrant la période de vol des papillons.

Vers une homologation de nouveaux moyens de lutte adaptés à la végétation et à l’insecte-cible

Si la confusion sexuelle est d’usage en viticulture et arboriculture, elle ne l’est pas aujourd’hui en milieu forestier ni en espaces verts contre la processionnaire du pin. Le programme lancé se poursuit à présent dans le cadre du plan Ecophyto PSPE21 et s’élargit à trois ravageurs  de zones non-agricoles : les processionnaires du pin et du chêne, la pyrale du buis. Les résultats attendus de ce projet sont des modes d’applications novateurs et homologués et leur vulgarisation par des outils auprès du grand public et des professionnels.

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1Ecophyto PSPE2 : Pour et Sur le Plan Ecophyto, Edition 2014.

Sources

  • « Optimiser les phéromones et Transposer les résultats obtenus sur la processionnaire du pin à d’autres insectes modèles, lépidoptères ravageurs de zones non-agricoles,  OPTIM’PHERO », Financement Ecophyto « Pour et Sur le Plan Ecophyto PSPE – Edition 2014 : contribuer à l’essor du biocontrôle, Communiqué de presse, Ministère de l’Agriculture.
  • Jean-Claude Martin, Anne-Sophie Brinquin et Estelle Morel, « Contre la processionnaire du pin, élargir la gamme du biocontrôle », Phytoma, n°679 décembre 2014, p.8-9.