• Réduire le texte

    Réduire le texte
  • Rétablir taille du texte

    Rétablir taille du texte
  • Augmenter le texte

    Augmenter le texte
  • Imprimer

    Imprimer

Une souche d’Aspergillus pour produire des biocarburants de seconde génération 

Dans le cadre du contrat ANR E-TRICEL, les scientifiques ont identifié une souche d’Aspergillus qui augmente significativement la biodégradabilité des substrats lignocellulosiques. Evalué en supplémentation du cocktail enzymatique le plus performant, le cocktail d'enzymes issu de cette souche permet d’augmenter de 20 % le rendement en glucose.

Aspergillus. © Inra
Mis à jour le 25/10/2013
Publié le 16/07/2013

Un verrou technologique : l’efficacité limitée des enzymes

Actuellement, une des limitations du procédé de production de biocarburant de seconde génération est liée à la faible efficacité des cocktails enzymatiques employés pour déconstruire la biomasse lignocellulosique en sucres simples fermentescibles. Ceci oblige les industriels à utiliser des quantités importantes d’enzymes avec pour conséquence des coûts associés qui peuvent représenter jusqu’à 30 % du coût total de production du biocarburant.

Le projet ANR E-TRICEL : des résultats encourageants

L’objectif du programme de recherche ANR E-TRICEL initié par l’ADEME était d’identifier et de tester au sein de la diversité fongique, de nouvelles souches capables de produire des enzymes supplémentant le cocktail enzymatique utilisé industriellement dans l’étape d'hydrolyse enzymatique de la biomasse.
A l’issue du programme de recherche, plusieurs dizaines de champignons ont été identifiés pour leurs capacités à dégrader les lignocelluloses. De nouvelles enzymes fongiques notamment des glycosides hydrolases et des oxydases ont été identifiées, caractérisées et certaines ont été produites à grande échelle. C’est une souche d’Aspergillus qui a été finalement retenue et testée dans des conditions se rapprochant des conditions industrielles d'hydrolyse enzymatique. Le complément enzymatique apporté par la souche fongique permet d’augmenter de 20% le rendement final de production de glucose à partir de paille de blé prétraitée.
 
-    Ces travaux réalisés en collaboration avec le CNRS, Aix Marseille Université (AMU) et l’IFPEN ont conduit aux dépôts de deux brevets, l’un portant sur une préparation multi-enzymatique contenant le secrétome d’une souche d’Aspergillus japonicus et l’autre sur un procédé de production d’alcool par complémentation des enzymes de Trichoderma reesei par les enzymes du champignon Podospora anserina.

Initiation d’une collaboration en génomique…

Les champignons identifiés pour leur capacité à déconstruire les parois végétales pour en extraire les sucres font l’objet d’une étude complémentaire : l’unité de Biotechnologie des Champignons Filamenteux (BCF) de Marseille s’est associée au Joint Génome Institute (US Departement of Energy) pour travailler sur le séquençage de leurs génomes. Il permettra d’identifier de nouvelles enzymes performantes pour la transformation de la biomasse végétale et la production de molécules plate-formes pour la chimie verte.
 

Contact(s)
Contact(s) scientifique(s) :

  • Jean-Guy BERRIN (04 91 82 86 04) UMR 1163 Biotechnologie des Champignons Filamenteux ,13288 MARSEILLE CEDEX 09
Département(s) associé(s) :
Caractérisation et élaboration des produits issus de l’agriculture, Microbiologie et chaîne alimentaire
Centre(s) associé(s) :
Provence-Alpes-Côte d'Azur