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FEMME  et  HOMME   senior  mangent ensemble - repas personnes âgées © Monkey-Business-Fotolia

La recette pour bien vieillir passe par l’assiette !

Par Patricia Léveillé
Mis à jour le 02/01/2014
Publié le 13/12/2013

Aujourd’hui, un cinquième de la population a plus de 60 ans. Parler des séniors en 2050 concernera un Français sur trois. Pour prévenir l’apparition des troubles liés à l’âge, l’alimentation, combinée à l’activité physique, est appelée à jouer un rôle clé. L'Inra s’intéresse aux mécanismes du vieillissement sur lesquels la nutrition peut intervenir pour nous aider à préserver notre capital santé.

La question n’est plus de savoir si nous allons vivre longtemps (16 % des Français auront plus de 75 ans en 2050, 9 % plus de 85 ans), mais si nous vieillirons en bonne santé. Car nous ne sommes pas tous égaux devant le vieillissement ! À plus de 80 ans, certains étonnent par leur vitalité, leurs activités intellectuelles et sociales. D’autres sont moins actifs, plus souvent malades…. C’est un cercle vicieux : on bouge moins, on perd sa force physique, sa masse musculaire, on se nourrit moins et moins bien… De fragile, on devient dépendant : une chute, sans gravité pour une personne en bonne santé, peut se révéler grave chez une personne vulnérable et entrainer une perte d’autonomie importante.

Bien se nourrir pour bien vieillir

Comment prévenir l’apparition des troubles liés à l’âge qui peuvent faire basculer la personne âgée dans la dépendance ? L’alimentation, combinée à l’activité physique, est appelée à jouer un rôle clé : même si la santé se construit tout au long de la vie, les enjeux entre nutrition, santé et bien-être deviennent encore plus importants à mesure qu’on vieillit. Depuis plusieurs années, l’amélioration de l’alimentation des seniors est devenu un des objectifs des politiques nutritionnelles nationales.

C’est aussi l’objet de recherche des unités Inra, à découvrir dans ce dossier, qui s’intéressent aux mécanismes du vieillissement sur lesquels l’alimentation peut intervenir. Pour préserver notre capital santé, les pistes à explorer ne manquent pas : comprendre les besoins nutritionnels spécifiques des seniors, prévenir ou retarder les soucis physiologiques et cognitifs, aider les personnes fragilisées à redevenir robustes, élaborer des aliments plus adaptés… Ces travaux ont été présentés au cours d’un colloque sur « L’alimentation des seniors et le bien vieillir » (voir encadré).

Et le plaisir ? Les chercheurs s’en préoccupent également ! Les travaux menés sur l’évolution de la perception du goût des aliments, sur les facteurs sociaux qui influencent nos comportements alimentaires montrent qu’il est possible de stimuler l’appétit des personnes âgées atteintes de dénutrition. L’enjeu est de définir des stratégies et des recommandations « validées » par les seniors et applicables dans les collectivités. La recette pour bien vieillir passe par l’assiette !

Contact(s)
Contact(s) scientifique(s) :

  • Catherine Esnouf, directrice scientifique adjointe Alimentation

L’alimentation des seniors et le bien vieillir

Deux femmes âgées mangent ensemble. © Monkey Business - Fotolia
Deux femmes âgées mangent ensemble. © Monkey Business - Fotolia
Colloque organisé dans le cadre des Carrefours de l’innovation agronomique à l’Inra à Dijon (Centre des sciences du goût et de l’alimentation) le 27 novembre 2013 en partenariat avec le pôle de compétitivité Vitagora. Il complète les résultats présentés lors du colloque « Aupalesens » sur la lutte contre la dénutrition des personnes âgées en ouvrant les débats sur des axes de recherche plus prospectifs.

Le colloque a abordé dans un premier temps les mécanismes associés aux évolutions du métabolisme et permettra de mieux appréhender les besoins nutritionnels (apports énergétiques, l'apport en protéines, en calcium, en acides gras) pour anticiper les fragilités, et favoriser le bien vieillir. Dans un deuxième temps le colloque a présenté des voies d’innovation pour développer des aliments répondant aux besoins spécifiques de la personne âgée et contribuer à diminuer le risque de dénutrition.

> Vidéos du colloque