Neurones (en vert) et cellules microgliales (en rouge) de cerveau de souris nourries avec des omega 3.. © Inra

Santé du cerveau : l’alimentation idéale pour chaque âge de la vie

Par Sebastián Escalón pour Inra
Mis à jour le 08/12/2015
Publié le 03/12/2015

Le cerveau n’est pas, comme on a pu parfois l’imaginer, un donneur d’ordres suprême nullement affecté par de basses besognes comme manger et digérer. Bien au contraire, il reçoit du système digestif des molécules (acides gras, vitamines, acides aminés…) qui constituent autant de signaux qui le conduisent à adopter tel ou tel comportement ou à mieux réguler tel ou tel processus. Les chercheurs Inra ont entrepris l’immense tâche de mettre en lumière les relations entre la nutrition et les fonctions cérébrales. Les résultats se bousculent et montrent que, quel que soit l’âge de l’individu, l’alimentation est fondamentale pour la santé du cerveau.

« Que ton aliment soit ton seul médicament », disait le grand médecin grec Hippocrate. Si l’adage ne peut plus être pris littéralement vingt-cinq siècles plus tard, le savant avait bien raison de souligner l’importance d’une bonne alimentation. Aujourd’hui, de plus en plus de travaux de recherche montrent à quel point certains nutriments sont indispensables pour le bon fonctionnement des organes, et en particulier du cerveau.

Le cerveau n’est pas, comme on a pu parfois l’imaginer, un donneur d’ordres suprême nullement affecté par de basses besognes comme manger et digérer. Bien au contraire, il reçoit du système digestif des molécules (acides gras, vitamines, acides aminés…) qui constituent autant de signaux qui le conduisent à adopter tel ou tel comportement ou à mieux réguler tel ou tel processus.

Les chercheurs Inra ont entrepris l’immense tâche de mettre en lumière les relations entre la nutrition et les fonctions cérébrales. Les résultats se bousculent et montrent que, quel que soit l’âge de l’individu, l’alimentation est fondamentale pour la santé du cerveau. Avant la naissance, les nutriments que reçoit l’embryon régulent de façon spectaculaire la prolifération des neurones. Chez l’individu adulte, des nutriments tels que les acides gras polyinsaturés (les célèbres omégas 3 ou omégas 6) sont indispensables à la mémorisation et à l’apprentissage. L’alimentation reste tout aussi cruciale pour l’individu âgé : les omégas 3 et la vitamine A jouent un rôle protecteur sur les cellules du cerveau permettant un vieillissement plus harmonieux. Ce n’est pas fini : ces travaux de recherche montrent aussi les dégâts au niveau cérébral que peuvent provoquer, en particulier chez l’enfant et l’adolescent, les régimes déséquilibrés, trop riches en graisses et en sucres, qui malheureusement deviennent de plus en plus répandus.
Une chose est sûre, la recherche sur la nutrition et le cerveau vous donnera envie de manger intelligent !

Contact(s)
Contact(s) scientifique(s) :

  • Sophie Layé
Département(s) associé(s) :
Alimentation humaine
Centre(s) associé(s) :
Bordeaux Aquitaine
Unité(s) associée(s) :
UMR Nutrition et neurobiologie intégrée (NutriNeuro). Inra / Université de Bordeaux