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Les emplois liés à l’élevage

Les emplois générés par l’élevage sont essentiels pour le fonctionnement de l’économie et le dynamisme de certains territoires ruraux. Une étude à laquelle a participé l’Inra délivre une cartographie précise des emplois directement liés à l’élevage et des activités qui en dépendent dans les autres secteurs économiques.

Le domaine de Mirecourt (Inra Nancy) est une installation expérimentale constituée d’une exploitation de polyculture-élevage bovin laitier (240 ha) et d'une unité de recherche Agrosystèmes, Territoires, Ressources (Aster). Sur l'aire d'alimentation, dans la stabulation 1, Claude Bazard longe les auges individuelles de ration.. © Inra, Davide RIZZO
Par Patricia Léveillé
Mis à jour le 31/07/2015
Publié le 30/07/2015

La part de la population active travaillant dans le secteur agricole a dégringolé de 31 % en 1955 à 4 %*. Cette diminution est due en partie au fait que plus de richesses sont créées par moins de personnes. Elle s’explique également par la délégation des tâches autrefois réalisées sur les exploitations agricoles à des entreprises extérieures spécialisées : production de semences, d’aliments du bétail, des outils de travail, activités de transformation... En élevage aussi, de nombreuses activités générées en dehors des exploitations agricoles dépendent néanmoins de leur présence : abattoirs, transport, alimentation, santé animale, sélection, fournisseurs de matériel, industries agroalimentaires, administrations… Ces emplois sont d’autant plus importants qu’ils concernent des régions rurales, où ils contribuent au fonctionnement de l’économie locale et au maintien d’un tissu social.

En cas de diminution ou de disparition de l’élevage français, ont-ils une chance plus ou moins forte d’être conservés ? Une étude, menée par le GIS Élevages demain s’est attachée à évaluer la contribution de l’élevage à l’économie agricole en prenant en compte ces emplois indirects dont l’existence est liée à celle des exploitations. En chiffres :

Dans ces infographies, les mesures d’emploi en nombre de personnes se réfèrent à l’effectif d’une entreprise à un instant t (salarié et non salarié). Sont ainsi comptabilisées les personnes travaillant à temps plein ou temps partiel dans l’entreprise. Voir le dossier (encadré 2) pour les données en équivalent temps plein (ETP) et en unité de travail annuel (UTA).

Tous ces emplois ont été analysés entre les différents grands types d’élevage de production**: lait (bovin, ovin, caprin), viande (bovin, veaux de boucherie, ovin, porc, volaille-lapins) et œufs. L’étude a identifié les acteurs dépendants de l’élevage sur la base de 3 critères : importance relative de l’élevage dans l’activité, capacités d’adaptation et contraintes territoriales. Les situations se révèlent très diversifiées d’un type d’élevage à un autre. Par exemple, l’emploi dans les exploitations agricoles est très prédominant pour la plupart des ruminants. À l’inverse, pour les élevages de porcs et de volailles-lapins ce sont les emplois indirects qui sont plus nombreux, reflet de filières où la division du travail est plus accentuée, et où les produits sont plus fréquemment transformés dans l’industrie.

*  Recensements agricoles, 1955 et 2010.
** Les élevages de chevaux ne font pas partie du périmètre de cette étude, y compris ceux fournissant de la viande de boucherie.

Contact(s)
Contact(s) scientifique(s) :

  • Jean-Louis Peyraud, Président du GIS Élevage Demain & Direction scientifique Inra Agriculture
  • Pierre Dupraz, directeur de l'unité Structures et marchés agricoles, ressources & territoires (Inra Rennes)

Qu’est-ce qu’un emploi dépendant de l’élevage ?

Installation expérimentale à Méjusseaume.. © © INRA, MAITRE Christophe
Installation expérimentale à Méjusseaume. © © INRA, MAITRE Christophe
Pour évaluer la dépendance des emplois vis-à-vis de l’élevage, une grille d’analyse multicritères a été appliquée à un ensemble initial de 190 acteurs, correspondant à des métiers, comme les vétérinaires, ou à des groupes d’entreprises, comme le secteur de l’alimentation animale ou de la grande distribution.

Pour chaque acteur économique, trois grands types de critères sont utilisés. La dépendance à court terme relève de la part d’activité associée à l’élevage. La dépendance à moyen et long terme relève de la spécialisation des investissements de l’acteur pour mettre en œuvre ses relations commerciales ou institutionnelles avec les éleveurs français. La dépendance territoriale examine l’importance, pour le niveau d’activité et la survie de l’acteur considéré, de sa proximité géographique avec les exploitations françaises d’élevages ou d’autres acteurs qui en dépendent. Enfin les emplois liés à l’import ou à l’export ne sont pas comptabilités si l’import ou l’export représente plus de 20%, de son activité.

Pour en savoir plus

> Télécharger la synthèse de l’étude « Les emplois liés à l’élevage français » :

> Télécharger la synthèse de l’étude « Les emplois liés à l’élevage français » (PDF)

> Lire le communiqué de presse

Gis Élevages Demain

. © © INRA, GIS Elevage Demain
© © INRA, GIS Elevage Demain
Le Groupement d’intérêt scientifique « Élevages demain » est dédié aux systèmes de production animale à hautes performances économiques, environnementales et sociétales (ruminants, porcs et volailles). L’objectif est de faire collaborer au sein d'une même structure une grande diversité de partenaires : organismes de recherche et d’enseignement supérieur, instituts techniques, interprofessions, chambres d’agriculture plus un organisme de médiation scientifique.

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