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Projet 4 pour 1000 : stocker le carbone dans le sol pour la sécurité alimentaire et le climat. © Inra

Des sols pour la sécurité alimentaire et le climat

L’initiative « 4 pour 1000» propose d’améliorer la teneur en matières organiques et d’encourager la séquestration de carbone dans les sols, à travers la mise en œuvre de pratiques agricoles et forestières.

Mis à jour le 19/02/2016
Publié le 27/11/2015

La dégradation des sols menace 40 % des terres

Grâce aux plantes et aux organismes vivants, les sols contiennent deux à trois fois plus de carbone que l’atmosphère. Riche en carbone, la matière organique des sols est essentielle : elle retient l’eau, l’azote et le phosphore, indispensables à l’agriculture. Mais l’alternance de phases de dessèchement et de précipitations intenses renforcent les phénomènes érosifs. À terme, près de 30 millions d’hectares de terres arables pourraient être perdus chaque décennie.

La solution : stocker le carbone

Augmenter chaque année le stock de carbone des sols de 4 pour 1000 dans les 40 premiers centimètres du sol permettrait, en théorie, de stopper l’augmentation actuelle de la quantité de CO2 dans l’atmosphère, à condition de stopper la déforestation.

Les moyens : 5 pratiques à développer pour la gestion des sols et l’agroécologie

  • Éviter de laisser le sol à nu pour limiter les pertes de carbone
  • Restaurer les cultures, les pâturages et les forêts dégradées
  • Planter arbres et légumineuses qui fixent l’azote atmosphérique dans le sol
  • Nourrir le sol de fumiers et de composts
  • Collecter l’eau au pied des plantes

Appliquée à l’horizon de surface des sols mondiaux, soit à un stock d’environ 860 milliards de tonnes de carbone, la cible 4‰ se traduirait par un stockage annuel de 3,4 milliards de tonnes de carbone dans le sol qui contrebalancerait l’augmentation du CO2 atmosphérique. Cette mesure serait étendue, au-delà des sols agricoles, à la plupart des sols et usages y compris les forêts.
570 millions de fermes dans le monde et plus de 3 milliards de personnes en zone rurale pourraient mettre en place ces pratiques.

Le coût

Pour les cultures, 20 à 40 dollars US par tonne de CO2. Pour les prairies et les forêts, 50 ou 80 dollars la tonne de CO2
L’accumulation de carbone dans les sols se poursuivrait vingt à trente ans après la mise en place des bonnes pratiques, si celles-ci sont maintenues.

François HOULLIER et Thierry MANDON, secrétaire d'Etat à l'Enseignement Supérieur et à la Recherche, lors de la présentation de l’ouvrage Allenvi et du dossier de presse INRA sur le changement climatique à quelques jours de l'ouverture de la COP21.. © Inra

Vidéo

Climat : Thierry Mandon salue la mobilisation de la Recherche française

À l’occasion du lancement de l’ouvrage « 60 succès de la recherche pour une planète durable » par AllEnvi, Thierry Mandon a salué l’excellence de la recherche française dans ses contributions à la COP21 et annoncé le financement du programme international de recherche 4 pour 1000, dédié à la séquestration du carbone dans les sols agricoles et forestiers.

> Lire la suite et voir la vidéo

L'Inra, l'agriculture et le climat. Dossier de presse. © Inra

A propos de

Dossier de presse spécial COP21 "l'Inra, l'agriculture et le climat"

Face au dérèglement climatique, l’agriculture peut être une source de solutions. En adoptant dans chaque région les meilleures pratiques disponibles, une baisse des émissions de méthane et de protoxyde d’azote est possible sans affecter la production agricole. Le stockage de carbone dans la matière organique des sols et la valorisation des déchets et de la biomasse pour produire de l’énergie en substitution aux énergies fossiles présentent également un potentiel important de lutte contre l’effet de serre. Les recherches de l’Inra présentées dans ce dossier s’inscrivent dans cette perspective globale et démontrent le potentiel de solutions qui peut résulter d’une gestion adaptative des ressources naturelles, de l’agriculture et de l’alimentation.

> Lire le Communiqué de presse et télécharger le Dossier de presse Climat.