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. © Inra

Comment sauver les colonies d'abeilles ?

Les fleurs, supermarchés essentiels des abeilles

Si l’effondrement des colonies d’abeilles domestiques est en partie l'œuvre des maladies et des parasites comme le varroa, il est également le résultat d’un manque de nourriture vitale aux colonies, lui-même conséquence d’une modification des paysages agricoles. L’Inra et l’Institut de l’abeille ont démontré que la restauration de ressources florales pouvait favoriser le maintien en vie des abeilles.

Mis à jour le 17/05/2019
Publié le 13/05/2019

les cultures pollinisées assurent plus du tiers du volume de notre alimentation

Les abeilles aussi doivent se nourrir ! Et pour faire leur marché, les butineuses s’approvisionnent sur les fleurs qui se trouvent à proximité plus ou moins immédiate de leur ruche, un peu comme le font les humains en circuit court finalement ! Le plat favori des abeilles est principalement constitué de nectar, stocké sous forme de miel et leur servant de ressource énergétique. Et pour subvenir aux besoins de la colonie et des larves qui se développent, les abeilles récoltent également le pollen des fleurs, riche en protéines et en acides aminés. Ce travail de récolte permet aux espèces végétales de se reproduire : le butinage des abeilles favorise le transfert de pollen entre les plantes. Il s’agit donc d’un équilibre naturellement bénéfique, profitable aux insectes comme aux espèces végétales. D’ailleurs, les cultures pollinisées par les insectes (dont les abeilles) assurent plus du tiers du volume de notre alimentation à l’échelle mondiale, ce qui représente 80 % des cultures dans le monde.

Mais l’intensification des cultures agricoles et l'agrandissement des parcelles agricoles entraînent une raréfaction voire la disparition de la ressource en fleurs à certaines périodes de l’année. En cause : la suppression de milieux réservoirs de flore naturelle, tels que les haies et lisières de forêts, et les terres laissées nues hors des saisons de culture. L’absence de fleurs entraine ainsi des carences alimentaires et une diminution des stocks de pollen et de nectar, mettant en péril la viabilité de la colonie.

L’Inra, l’Acta (Association de coordination technique agricole), l’Itsap (Institut technique et scientifique de l'apiculture et de la pollinisation) ainsi que certains agriculteurs bénévoles ont participé à la réalisation de travaux permettant de confirmer l’importance du maintien de massifs de fleurs parmi les parcelles agricoles. Alors que les abeilles avaient des difficultés à trouver de quoi se nourrir en automne, l’implantation de fleurs par les agriculteurs à cette période a finalement favorisé une meilleure santé des abeilles et, ainsi, leurs chances de survie pendant l’hiver.

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Contact(s) scientifique(s) :

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Santé des plantes et environnement
Centre(s) associé(s) :
Provence-Alpes-Côte d'Azur

Le saviez-vous ?

Les études menées par l’Inra et ses partenaires ont également démontré que la présence de haies et de lisières de forêts sont encore plus efficaces pour assurer une ressource en nourriture suffisante aux colonies d’abeilles situées à proximité.

Abeille mellifère sur fleur de pêcher. © INRA, Nicolas Morison

Pour aller plus loin

Survie des colonies en hiver

Une étude associant l’Inra, l’Acta et l’ITSAP-Institut de l’abeille décortique les mécanismes physiologiques impliqués dans la survie hivernale chez les abeilles mellifères. Les chercheurs ont montré qu’une protéine aux propriétés antioxydantes, la vitellogénine, est associée à une augmentation de 30% de la probabilité de survie des colonies en hiver. La production de cette protéine de vitalité est favorisée par la qualité de l’environnement dans lequel les abeilles se préparent à l’hiver, notamment la présence de couverts fleuris implantés par les agriculteurs en automne et de ressources liées aux habitats naturels.

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