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CHENILLE  -  PROCESSIONNAIRE DU PIN  au sol parmi les aiguilles de pins.

Processionnaire du pin : une chenille sous haute surveillance

Par Sebastián Escalón pour Inra - avec Jean-Claude Martin, Jérôme Rousselet, Alain Roques et Hervé Jactel
Mis à jour le 18/11/2013
Publié le 09/07/2013

La chenille processionnaire du pin est en passe de conquérir la presque totalité du territoire français à l’exception des zones froides d’altitudes très élevées ou au nord. Remontant du sud vers le nord à la faveur du changement climatique, cette espèce invasive constitue un véritable sujet de préoccupation sociétale.

La toxine contenue par les soies urticantes de la chenille processionnaire du pin (Thaumetopoea pityocampa) met en danger le bétail, les animaux domestiques mais aussi les êtres humains. De plus, sa vorace activité défoliatrice réduit la croissance et fragilise les forêts de pins et cèdres.

Face à cette invasion, les chercheurs de l’Inra se mobilisent. D’une part, ils tentent de mieux comprendre la dynamique des populations de processionnaires et de mesurer l’étendue des dégâts qu’elles provoquent. D’autre part, ils affinent les armes de la riposte : respectueuses de l’environnement, les méthodes qu’ils mettent au point permettent de se prémunir contre une infestation de chenilles en ville ou à la campagne et de prévenir leurs pullulations.

Les équipes Inra qui affrontent la chenille processionnaire du pin

Avignon : l’unité expérimentale Entomologie et forêt méditerranéenne (Inra Paca) est spécialisée dans la recherche de solutions innovantes et respectueuses de l'environnement pour la protection  des arbres et des forêts contre les chenilles défoliatrices, avec une expertise forte sur la processionnaire du pin. Contact scientifique : Jean-Claude Martin

Bordeaux : l'équipe d’Écologie des communautés de l’unité mixte de recherche Biogeco (Inra Pierroton) développe des modèles de prévision du risque sanitaire associé aux défoliations de la processionnaire du pin et met au point des méthodes de lutte préventive fondées sur la préservation de la biodiversité des forêts. Contact scientifique : Hervé Jactel.

Orléans : l’unité de recherche de Zoologie forestière (Inra Val de Loire) travaille à comprendre la réponse de la processionnaire du pin au changement climatique dans le cadre d'une approche multidisciplinaire qui combine génétique des populations, modélisation mathématique et écologie comportementale. Contacts scientifiques : Alain Roques, Jérôme Rousselet.

Montpellier : Le Centre de Biologie et de gestion des Populations (CBGP) poursuit des recherches en génomique, écologie et génétique du paysage de la chenille processionnaire du pin.
Contacts scientifiques : Carole Kerdelhué, Jean-Pierre Rossi