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Avis de recherche contre la punaise diabolique

La punaise diabolique est un ravageur des cultures très nuisible qui menace de se développer en Europe. L’Inra lance une application sur smartphone qui permet au public de signaler l’insecte et d’aider ainsi à contrôler sa propagation.

PUNAISE DIABOLIQUE ( Halyomorpha halys ), RAVAGEUR polyphage des cultures . Détecté en Suisse en 2007, en France en 2012. Une application smartphone est développée dans le cadre du programme Agiir pour une surveillance citoyenne.. © Inra, Jean-Claude Streito
Par Pascale Mollier
Mis à jour le 09/02/2015
Publié le 30/10/2014

La punaise diabolique (Halyomorpha halys) est un ravageur des cultures d’origine asiatique, présent sur de larges territoires aux USA, et qui menace d’envahir l’Europe.
Le risque sanitaire est pris très au sérieux par l’Anses*, qui a réalisé en 2014 une analyse de risques montrant les dangers de cette punaise pour des cultures importantes en France : arboriculture, viticulture, maraîchage, etc. Cette punaise est très polyphage et cause de gros dégâts aux États-Unis. Un premier foyer a été détecté en Suisse en 2007, et en France en Alsace en 2012.

Appel à la surveillance citoyenne

L’Inra a ouvert récemment une application smartphone pour inviter le public à participer à la détection de cet insecte. « C’est d’autant plus important que nous ne pouvons pas surveiller l’ensemble du territoire, en particulier les propriétés privées, nous avons donc besoin de la participation des citoyens pour localiser la punaise diabolique et suivre sa progression en France. Nous avons pris un an de retard dans la détection de cet insecte, car les spécimens récoltés en 2012 en Alsace ont été confondus avec une espèce de punaise européenne. Ce n’est qu’en 2013 qu’ils ont été identifiés correctement», explique Jean-Claude Streito1.

Cette application appelée « AGIIR »2, existe déjà pour repérer d’autres insectes invasifs : la chenille processionnaire du pin et le frelon asiatique à pattes jaunes. Elle est téléchargeable gratuitement sur la plateforme Google play®. Elle permet de photographier l’insecte et d’envoyer depuis son smartphone ou une tablette la photo et la position GPS directement dans la base de données où les informations sont vérifiées et intégrées.

* Agence nationale de sécurité sanitaire de l’alimentation, de l’environnement et du travail.

(1)    Entomologiste au Centre de biologie pour la gestion des populations, centre Inra de Montpellier.
(2)    Alerter et Gérer les Insectes Invasifs et/ou Ravageurs : http://ephytia.inra.fr/fr/P/128/Agiir