Les cultures : un habitat pour les mauvaises herbes et d'autres plantes
L'agriculture intensive a permis des bonds spectaculaires de productivité, mais dans le même temps, la moitié des communautés végétales des parcelles ont disparu et avec elles, vraisemblablement, une cohorte de pollinisateurs et d'oiseaux granivores. Agronomes, généticiens et écologues de l'Inra mènent des recherches dont la finalité est de permettre de concilier l’activité de production agricole et le maintien de la biodiversité en zones de culture.
Retrouvez les temps forts du Salon international de l'agriculture :
avec les chercheur de l'unité mixte de recherche Biologie et gestion des adventices (Inra, Dijon) :
Interview de Sandrine Petit, unité Biologie et gestion des adventices, Inra Dijon : La flore des champs
Le pH, la texture des sols tout comme les pratiques agricoles influencent la composition et la richesse en espèces des mauvaises herbes. Des chercheurs de l'Inra ont analysé des données concernant près de 700 parcelles cultivées en France, montrant que des systèmes peu spécialisés et peu intensifs favorisaient la biodiversité de la flore des cultures. Leur étude soulève également la question de l'échelle d'observation de la biodiversité. >>>
Quel est l’impact potentiel de l’évolution des pratiques et paysages agricoles sur la végétation ? Pour y répondre, des chercheurs de l’unité de Biologie et gestion des adventices de l’Inra de Dijon ont entrepris de quantifier la contribution des différents éléments d’un paysage agricole dans la composition et la diversité floristique.>>>
Une étude de l'Inra Dijon et des services de la Protection des Végétaux a mis en évidence une spécialisation de la flore présente dans cette culture. L'analyse des caractéristiques biologiques des adventices a permis d'observer que les espèces favorisées par l'usage plus fréquent de cette culture présentent certaines similitudes biologiques avec le tournesol.>>>
Voir les vidéos de la troisième édition des Carrefours de l'innovation agronomique de l'Inra, tenue à Dijon. Ce colloque a présenté les différents éléments de construction d’une stratégie de gestion de la flore adventice en grandes cultures s’intégrant dans une démarche d’ensemble de réduction de l’usage des pesticides. Il a également permis d’analyser la mise en œuvre de ces innovations et les enjeux socio-économiques associés. Lire les résumés des interventions >>>
L’ambroisie à feuilles d’armoise est originaire d’Amérique du Nord et a été introduite involontairement en France au cours du XIXè siècle. Elle est considérée aujourd’hui comme une espèce envahissante sur le territoire français. L’ambroisie pose à la fois des problèmes de santé publique en raison de son pollen allergisant et des problèmes agronomiques liés à son extension dans les cultures. Pour lutter efficacement contre cette plante, les chercheurs de l’Inra ont analysé la démographie de l’espèce en France et ses modes de dissémination.>>>