Bibliographie : Courrier n°20, septembre 1993

On a lu, on a vu, On signale (Livres, Rapports, comptes rendus, thèses, Périodiques, Brochures, documents, etc.).
Le Courrier de l'environnement de l'INRA n°20 ; Les ressources bibliobraphiques du Courrier.


[R] On a lu, on a vu

Janine Chanteur : Du droit des bêtes à disposer d'elles-mêmes (par Alain Fraval) ; L'oeil nature : Allen J. Coombes, les Arbres - Chris Pellant, Roches et minéraux - S. Peter Dance, les Coquillages - David Carter, les Papillons ; Patrice Leraut : Les champignons dans leur milieu (par Jacques d'Aguilar) ; Patrice Leraut : Les champignons dans leur milieu (par Roger Cassini) ; Magda Haase : Cultures associées  (par Roger Cassini) ; Krafft von Heynitz et Georg Merckens : Le jardin bio-dynamique (par Roger Cassini) ; Pierre Jaisson : La fourmi et le sociobiologiste (par Karine Tourret) ; Clive Innes et Charles Glass : L'Encyclopédie illustrée des cactus (par Karine Tourret) ; Calliope Beaud, M. Beaud et M. Larbi Bouguerra (dir.) : L'état de l'environnement dans le monde (par Patrick Legrand) ; Harold G. Cogger et Richard G. Zweifel (éd.) : Reptiles et amphibiens (par Alain Fraval).

[R] Janine Chanteur : Du droit des bêtes à disposer d'elles-mêmes
1993, éd. Seuil (coll. La couleur des idées), 182 pp.

Ce livre s'ouvre sur quatre histoires, quatre "rencontres" entre l'homme et l'animal. L'auteur, au-delà de cette introduction qui semble vouloir nous prendre par les sentiments, expose un ensemble complet et même assez complexe d'arguments historiques, philosophiques, juridiques en réponse à la question qui sert de fil directeur à l'ouvrage : a-t-on le droit d'expérimenter sur les animaux ?
Interrogation curieusement réductrice par rapport à la richesse et à l'étendue des développements apportés pour y répondre. Le titre, l'entrée en matière, le sujet "passionnel" sont en opposition avec le corps de l'exposé et avec les conclusions. Est-ce une manière de ramener à la raison des "amis des bêtes" aveuglés par leur amour ?
Passé l'agacement que peut provoquer ce procédé, le livre qui n'est pas des plus faciles sur le fond mais qui est écrit dans un style précis et vif - se lit avec intérêt. Tout un faisceau d'arguments se bâtit qui conduit à penser que l'animal, dépourvu de droits, doit pouvoir bénéficier des devoirs que l'homme a absolument envers lui. Du devoir de l'homme à disposer raisonnablement des bêtes, en les faisant souffrir le moins possible.
A.F.

[R] L'Oeil Nature : Allen J. Coombes, les Arbres - Chris Pellant, Roches et minéraux - S. Peter Dance, les Coquillages - David Carter, les Papillons.
Ed. Bordas, 1993.

Cette série de livres inaugurent une nouvelle collection de guides visuels de reconnaissance par la photographie en couleur. Chacun présente ainsi plus de 500 spécimens du monde entier représentés avec soin et accompagnés d'une fiche signalétique comportant nom scientifique, description, distribution géographique, habitat. Glossaire et index terminent chacun des titres.

Les arbres, de Allen J. Coombes.
Après quelques généralités et une clef d'identification, les 600 espèces choisies sont passées en revue. Chaque arbre est représenté par un rameau feuillu avec souvent fleurs et fruits ; une aquarelle représente l'arbre moitié été, moitié hiver avec une silhouette humaine pour la taille.
Roches et Minéraux, de Chris Pellat.
Les généralités indiquent comment réaliser une collection et observer les échantillons. L'histoire de la formation des roches et des filons minéraux est suivie d'une grille d'identification avec caractérisation des différentes roches. Pour chaque spécimen présenté (minéraux ou roches) une description, le mode de formation, ses différentes variations, des tests chimiques, le système cristallin, la texture... facilitent la reconnaissance.
Les Coquillages, de S. Peter Dance
Après les conseils pour les collectionneurs de coquillages marins, leur répartition et leurs habitats, des clefs d'identification regroupent les divers types de forme guidant ainsi vers l'espèce recherchée. Chaque coquille, de Gastéropodes ou de Bivalves, est ensuite représentée par une ou plusieurs photos montrant souvent opercule et variations de couleurs. La fréquence de l'espèce et sa taille moyenne sont aussi signalées.
Les Papillons, de David Carter
Pour donner une image de la diversité de cet ordre d'insectes, l'auteur s'est essentiellement adressé aux espèces de grande ou moyenne taille. Or, si dans les éditions grand public, les Rhopalocères (espèces diurnes) sont majoritairement représentés, on remarque ici une bonne proportion d'Hétérocères (espèces crépusculaires et nocturnes). A l'introduction (métamorphoses, mimétisme et camouflage, élevage, régions biogéographiques...) fait suite une série de fiches où, pour chaque espèce retenue (526 dont 236 Hétérocères), sont précisés la description de l'adulte et de la chenille, distribution géographique, période d'activité, habitat, envergure...
Une nouvelle collection pour les naturalistes qui veulent appréhender la nature à l'échelle du globe.
Jacques d'Aguilar

[R] Patrice Leraut : Les champignons dans leur milieu
1993, éd. Bordas (coll. Ecoguides), 248 pp.

Heureuse initiative que cet Ecoguide sur les champignons où le néophyte n'est pas d'emblée exposé à la science du mycologue. Deux cents espèces, parmi les plus communes, sont décrites dans leur habitat et représentées par des photos en couleurs d'une rare qualité. C'est à notre connaissance, et cela mérite d'être souligné, un des seuls cas où la photo donne d'aussi bons résultats que le dessin pour parvenir à une identification correcte. Au détour de commentaires écologiques et biologiques, on découvre également quelques espèces plus rares, dont la mention illustre bien, toutefois, la diversité du monde des champignons.
Une seule petite critique : il manque un tableau donnant les caractères généraux d'une classification simplifiée où l'on apprendrait pourquoi, malgré les remaniements auxquels se livrent périodiquement les mycologues systématiciens, un tricholome est un tricholome, un bolet est un bolet et une russule reste une russule.
Un bon livre, largement accessible au débutant, suffisant pour l'amateur, d'un maniement agréable et... transportable en promenade écologique.
Roger Cassini

[R] Magda Haase : Cultures associées
traduit de l'allemand par Alice Geiger
1993, éd. Ulmer - Arts Graphiques Européens, 123 pp.

Ce petit livre, au titre et au contenu attractifs, se propose de traiter de l'association des cultures et des problèmes que posent les phénomènes de compétition voire de synergie dans leur mise en oeuvre. En fait, l'ambition de ce petit ouvrage se limite au jardin potager familial et à sa conduite suivant les principes de l'"agriculture biologique".
Limité dans son intérêt (seuls les calendriers, associations et successions de légumes sur planches ou sur buttes apportent quelques informations au jardinier débutant), le contenu souffre, de plus, d'une traduction déplorable. Tout y est : fautes d'orthographe, de grammaire, de syntaxe, faux sens, contre-sens, termes techniques erronés, etc. Non seulement la lecture en est rendue difficile mais, chemin-faisant, on ne sait plus si les erreurs, quelquefois grossières, sont imputables à l'incompétence de l'auteur ou à la carence du traducteur. Mais il y a plus grave. En effet, même si avec Justus von Liebig l'auteur rend justice aux engrais minéraux et admet que "la consommation de légumes cultivés avec ces engrais ne rend pas malade", les références aux "idées issues de la conception du monde de Rudolf Steiner" sont inquiétantes et retirent toute crédibilité au travail présenté.
Si l'on ajoute que rien ou presque n'est adapté à la situation française, ni les produits, ni les marques, ni les variétés, la conclusion est claire : un livre à ne pas acheter sauf... par curiosité. Dommage pour l'agriculture biologique !
R.C.

[R] Krafft von Heynitz et Georg Merckens : Le jardin bio-dynamique
traduit de l'allemand par J.-M. Florin et D. Kmiecik
1993, éd. Ulmer - Arts Graphiques Européens, 287 pp.

Contrairement au précédent, Cultures associées, ici il n'y a pas d'ambiguïté, le titre annonce bien le contenu et le résultat de la traduction est correct, même si le réel effort d'adaptation aux conditions françaises, jusque dans le contenu rédactionnel, n'est pas parfait.
Cela dit, il s'agit cette fois d'un livre de militants écrit pour d'autres militants à moins qu'il ne vise aussi quelques conversions. Ici Rudolf Steiner, (Agriculture, fondements spirituels de la méthode bio-dynamique, 1924), pape incontesté de la "bio-dynamie" , est souverain. On le perçoit partout, par ses idées, par ses citations, ses recettes et jusque dans la forme de rédaction. Quelques chapitres sont de véritables anthologies de l'anti-science : le chapitre consacré à La fumure au jardin (pp. 53 à 80) en est un exemple, celui sur l'Harmonie des processus vitaux (pp. 81 à 94) confine à la caricature.
Il faut une bonne dose de courage, d'inconscience ou de perversité pour écrire (p. 61), en conclusion de l'effet des préparations bio-dynamiques pour les composts :
"Les expériences rapportées ici se limitent à l'action des préparations dans le domaine analysable biologiquement. Précisons toutefois que ces influences ne peuvent pas s'expliquer en tant que substances matérielles et mentionnons leur action, de rayonnement positif, perceptible au pendule." !
Inutile de multiplier les citations, elles seraient toutes de même nature et, même lorsque les faits ou les observations sont fondés, l'interprétation qui en est donnée relève davantage du spirituel que du rationnel.
L'ouvrage est joli, bien illustré, très documenté, mais au total assez décourageant pour l'amateur confronté à une mise en oeuvre qui relève d'un véritable professionnalisme, doublé d'une ferme profession de foi... A lire avec circonspection et de préférence en bibliothèque... Cette publication déconsidère l'agriculture biologique qui se passerait volontiers de l'appui des sciences occultes.
R.C.

[R] Pierre Jaisson : La fourmi et le sociobiologiste
1993, éd. Odile Jacob, 315 pp.

Pierre Jaisson, professeur d'éthologie, auteur de multiples travaux scientifiques nous fait vivre dans La Fourmi et le Sociobiologiste la naissance et l'évolution de la sociobiologie. Cette discipline se base sur des théories appuyées par des expériences qui permettent d'expliquer l'apparition des comportements sociaux individualisés, aussi bien chez les insectes que chez l'Homme, au cours de l'histoire de la vie de la Terre.
Darwin, qui en 1859 publiait l'Origine des espèces par le moyen de la sélection naturelle, eut des difficultés à appliquer le concept de sélection naturelle des individus les plus aptes à une société d'insectes comme les abeilles ou les fourmis. Il eut alors l'idée du concept d'une sélection familiale. La publication en 1964 du Journal of theoritical Biology par William Hamilton confirma l'idée de Darwin.
Edward O. Wilson, professeur à Harvard, s'intéresse à ces travaux et publie à son tour en 1975 un ouvrage encyclopédique Sociobiology, the new Synthetis. C'est grâce à ses travaux, en 1975, que naît la sociobiologie en tant que discipline scientifique. Tandis que les recherches se développent dans ce domaine aux Etats-Unis et en Grande Bretagne, malgré maintes divergences scientifiques, elles stagnent en France de 1977 à 1981 : la polémique bat son plein, et les critiques journalistiques se succèdent, notamment envers Edward Wilson.
Pierre Jaisson accorde, au fil de son ouvrage, une grande partie de son attention aux relations altruistes ou ce que l'on nomme aussi comportement d'entraide. Il en définit les causes et les conséquences dans la fourmilière et insiste particulièrement sur l'importance de la reconnaissance entre membres apparentés et non apparentés.
Le 1er chapitre de cet ouvrage est consacré à la société en tant que fait d'évolution. La mise en évidence de l'ADN, son utilité pour établir une généalogie et des filiations, l'établissement de 5 règnes ont permis aux scientifiques d'introduire la notion de coopéron cellulaire, puis multicellulaire, enfin à plus grande échelle, de coopéron social. Les sociobiologistes émettent aussi l'idée d'un coopéron plus évolué que les précédents : le coopéron culturel observé chez l'Homme qui serait issu de l'hypertrophisation du cerveau au cours de l'évolution.
La socialité chez les insectes fut activement étudiée par Wilson et par Hamilton. Celui-ci, dans ses études, introduit la théorie de parentèle dans les rapports sociaux ainsi que des travaux sur la génétique qui, aussitôt, furent le sujet de nombreuses controverses. En rapport avec ceci, Hamilton, à la suite des travaux de Darwin, observant entre insectes apparentés un phénomène d'altruisme sans bénéfice apparent en retour, développe l'idée d'adéquation adaptative globale qui serait une valeur déterminée par le degré de proximité génétique entre deux individus.
Le 3e chapitre et les suivants étudient le comportement des insectes, plus particulièrement des isoptères et des hyménoptères. S'appuyant sur de nombreuses expériences et observations historiques, P. Jaisson décrit le comportement parasitaire des fourmis "esclavagistes", le comportement altruiste des têtards et des vampires d'Azzara, les moyens de reconnaissance chez les cloportes de Réaumur qui pratiquent la reconnaissance du Tout ou Rien.
La pérennité de l'espèce ne peut être garantie sans reproduction, mais ce n'est pas la seule condition : les individus capable de procréer doivent éviter l'inceste. Pierre Jaisson explique, dans le 9e chapitre, la manière avec laquelle les insectes opèrent et expose la théorie de l'hybridation optimale de l'éthologiste Patrick Bateson ; l'hypothèse d'un compromis entre la consanguinité et une trop grande hybridation génétique semble confortée, entre autres, par les coutumes des Indiens Lacandons qui organisaient les mariages entre individus issus de deux tribus distinctes mais souvent cousins germains.
Enfin le chapitre 10 est consacré à la sociobiologie humaine. Ce chapitre aborde plusieurs questions restées encore partiellement sans réponse : les connaissances humaines proviennent-elles d'une source héréditaire? Sont-elles acquises? Comment s'organisent-elles? Il porte un intérêt particulier à la phobie du serpent. En analysant les différentes représentations historiques et géographiques, l'auteur tente d'expliquer cette appréhension ancestrale qui hante tous les esprits et d'établir le lien avec les théories de la sociobiologie humaine. Contrairement à la sociobiologie animale, la sociobiologie humaine n'a guère d'appuis expérimentaux rigoureux et sérieux ; mais il est possible avec ce livre, malgré tout, d'approfondir ses connaissances sur le comportement post-natal des jumeaux monozygotes et dizygotes, leur réflexion, leur aptitude de reconnaissance entre eux.
L'ouvrage de Pierre Jaisson est un livre dont la lecture s'impose à qui s'interroge sur le monde des insectes et sur celui de l'Homme ; il n'exige pas de la part du lecteur des connaissances pointues en entomologie ou en biologie et est accessible à un large public grâce à des explications claires et précises, des expériences très adroitement décrites et des connaissances sûres.
La sociobiologie est, pour certains esprits, une discipline fermée, sexiste, raciste. Les critiques et les appréhensions demeurent. Mais progressivement les scientifiques de tous horizons accordent un intérêt accru à cette nouvelle discipline.
Karine Tourret

[R] Clive Innes et Charles Glass : L'Encyclopédie illustrée des cactus
1992, éd. Bordas, Paris, 320 pp.

Cet ouvrage encyclopédique, remarquablement documenté, s'inscrit parmi les meilleurs de ce genre. Cette encyclopédie offre un éventail de 1 220 espèces de cactus tous illustrés de très belles photographies en couleurs, classés alphabétiquement par famille, genre et espèce et dont la nomenclature est basée sur le nouveau système de classification - devenu international - qui guide la recherche suivant la famille, le genre, l'espèce, la variété, le cultivar ou la forme. Leur identification est aisée grâce à un guide d'observation de la plante : en décrivant tout d'abord l'aspect de la plante, puis en indiquant, grâce à des subdivisions, ses caractéristiques externes, il est possible de déterminer le cactus inconnu.
Dans chaque fiche descriptive sont reportés le nom de genre, d'espèce, de l'auteur d'origine, parfois le ou les synonyme(s) ; la description de la plante est suivie des conseils de culture et de l'indication de son pays d'origine accompagnés de symboles traduisant les conditions de développement de la plante (température, luminosité, sol, etc.). L'ouvrage est complété par un glossaire, un carnet d'adresses utiles et un index .
Clive Innes, expert mondialement connu et Charles Glass, botaniste américain, ont aussi édité un guide encyclopédique de référence pour ceux et celles qui souhaitent découvrir les cactées ou enrichir leurs connaissances. Une petite note concernant les diverses utilisations de certains cactus aurait vraisemblablement intéressé le lecteur.
Bien des plantes ont une parfaite allure de cactus sans en être, notamment des Euphorbes semi-désertiques. L'ouvrage n'en parle pas...
Grâce à cette encyclopédie, il nous a été possible de déterminer rapidement les espèces dont certaines admiratrices gratifient de temps en temps la DPEnv. et qui sont exposées dans nos bureaux. Il s'agit de Mammalaria elongata, forme cristata ; Opuntia vestita ; Escorabia sneedii ; Opuntia microdasys. Echinocactus grusoni ou "coussin de belle-mère" trône, quant à lui, dans le bureau du secrétaire général.
K. T.

[R] Calliope Beaud, M. Beaud et M. Larbi Bouguerra (dir.) : L'état de l'environnement dans le monde
1993, éd. La Découverte et Fondation pour le Progrès de l'Homme, 438 pp.

Cet ouvrage, réalisé à l'initiative du Groupe de Vézelay, rassemble les contributions de 115 auteurs de renom et les articule dans une perspective prospective et politique.
Partant de l'état des choses et des milieux, diagnostic élémentaire ou thématique, brossant le tableau des différents moteurs de la spirale catastrophique, il voudrait "dégager les voies d'une réponse humaniste aux défis auxquels nous sommes confrontés dans cette période critique de notre histoire [...]".
Locaux et globaux, les problèmes se posent dans un monde inégal. Dès lors que l'on refuse que se mette en place un nouvel apartheid à l'échelle de la planète et dès lors que, tout en reconnaissant l'utilité de leurs contributions, l'on refuse de faire une confiance aveugle à la Science ou au Marché, il est clair que la réponse aux défis contemporains ne peut être que complexe : elle implique que les deux questions du développement et de l'environnement soient indissolublement liées, que soient rapidement maîtrisées et la prolifération des besoins des riches et les croissances des populations des pays pauvres, que le développement scientifique et technique soit mis au service de l'humain et que tous les moyens soient mobilisés pour faire face aux urgences de la période.
P.L.

[R] Harold G. Cogger et Richard G. Zweifel (éd.) : Reptiles et amphibiens
Traduction de l'anglais par Marie-Charlotte Saint Girons et Hubert Saint Girons
1993, éd. Bordas, Paris, 239 pp.

Ce très bel album, avec plus de 200 photographies en couleurs, complétées de manière fort heureuse par des dessins coloriés (d'un dessinateur malheureusement anonyme...) est l'oeuvre de 19 spécialistes. Leur travail est fort bien mis en valeur par les traducteurs (spécialistes non moins éminents eux-mêmes).
Les animaux objets de cet ouvrage sont diversement appréciés a priori. La grenouille évoquera les marais et ruisseaux et/ou un mets succulent ; le crapaud, les sorcières et la salamandre, le foyer. La tortue fera penser à de la soupe, à des parures en écaille, à des êtres lents mais longévifs, à un animal de compagnie des enfants... Quant aux serpents, ils font plutôt froid dans le dos, une aversion qui serait innée (voir dans La fourmi et le sociobiologiste, livre analysé par ailleurs dans ces colonnes). Mais dans cet album, il n'y a que le plaisir des yeux et de la connaissance zoologique (d'un bon niveau) de groupes fort divers, fort nombreux et largement répartis sur notre planète. Cette abondance d'espèces a une contre-partie : nos batraciens et reptiles familiers apparaissent avec la place qui leur revient : infime au sein de tous les Gymnophium, Anoures, Pleurodèles, Tortues, Lézards, Serpents, Amphisbéniens, Sphénodon, Crocodiles et Alligators actuels.
A.F.


[R] On signale : LIVRES

Najib Akesbi : L'impôt, l'état et l'ajustement
1993, Actes Editions (Rabat), 469 pp.
Préface de Fathallah Oualalou

Monique Roque : Un goût de gentiane
1992, éd. Ostal del libre, 32 pp.

Daniel Descomps : Jouets rustiques
Amb lo cotelon
1992, IEO Edition, 215 pp.

J.-M. Loiseau, F. Terrasson et Y. Trochel : Le paysage urbain
1993, éd. Sang de la Terre, 193 pp.

C. Baldy et C.J. Stigfer : Agrométéorologie des cultures multiples en régions chaudes.
1993, INRA Editions, 248 pp.

Jean-Louis Choisel : Guide des pommes du terroir à la table
1992, éd. Hervas, 224 pp.

J. François, F. Provin et S. Thomassin : Découvrir les oiseaux dans le Parc Naturel Régional de Lorraine
1993, Editions de l'Est (Coll. "Voies d'accès"), 109 pp.

Alain Ruellan et Mireille Dosso : Regards sur le sol
1993, éd. Foucher

Hydraulique fluviale. Ecoulement permanent uniforme et non uniforme
1993, éd. Presses polytechniques et universitaires romandes, 272 pp.

E. Hoyt : La conservation des plantes sauvages apparentées aux plantes cultivées
Traduit par P. Roche, M. Chauvet et A. Charrier
1992, coéd. IBPGR, UICN et WWF, 52 pp.


[R] On signale : RAPPORTS, COMPTES RENDUS, THESES

J. Honoré, H. Maurin, R. Guilbot et P. Keith : Inventaire et cartographie des Invertébrés comme contribution à la gestion des milieux naturels français.
1993, éd. MNHN, 214 pp.

Phytoma : Spécial moyens biologiques de lutte
n°452, juillet 1993

Marc-Richard Sabatié : Recherche sur l'écologie et la biologie des aloses au Maroc (Alosa alosa Linné, 1758 et Alosa fallax Lacépède, 1803). Exploitation et taxinomie des populations atlantiques ; bioécologie des aloses de l'oued Sebou .
Thèse univ. de Bretagne occidentale, 1993.

Bertil Sylvander, Irène Melet : Marchés des produits de qualité spécifique et conventions de qualité dans quatre pays de la CEE
Enquête de consommation
1992, éd. INRA/MAP/MESR, 1 vol.+ ann., 168 et 179 pp.

Enseigner et apprendre la forêt. XIXe-XXe siècles
1992, éd. L'Harmattan, 240 pp.

Pierre Donnadieu : Du désir du patrimoine aux territoires de projets : Paysage et gestion conservatoire des milieux humides, le cas des réserves naturelles du plateau de Versailles-Rambouillet et de quelques marais de l'ouest.
1993, thèse de doctorat en Géographie, Histoire et Sciences de la société, université de Jussieu-Paris VII, 281 pp.

La Bourgogne nature. Paysages et milieux naturels
1993, éd. conseil régional de Bourgogne, 21 pp.


[R] PERIODIQUES

Le Petit Recyclé, 1993, éd. JCE, 8 pp.

Arbre actuel, n°7, mai-juin 1993

Logement, l'après-DSQ, Prospectives, n°6, 1993

Alter Agri, n°5, avril-mai-juin 1993

L'éditeur de liens, 1993, n°0, juin 1993

Strates, n°7, 1992/93

Sciences et Avenir, no557, juillet 1993

Trans-disciplines, n°5, juin 1993

Eau de vie, Le courrier de l'UNESCO, mai 1993

Aménagement et Nature, n°109, printemps 1993

Le Sadoscope, n° 65, janvier-février 1993

Savart, n°14, été 1993

Paysage et aménagement, n°24, juillet 1993

Insectes, n°90, 1993

Protection de l'environnement en Suisse, n°2, 1993

Trans Rural Initiatives, n°1, 15 mai 1993

Garde. Gestion de l'espace littoral, n°22, avril 1993

Les Quatre saisons du jardinage, n°80, mai-juin 1993

INRA Mensuel, n°69, mai 1993

Le Bibliotin, n°28, 1er trimestre 1993

La Garance Voyageuse, n°21, printemps 1993

Courrier de la Planète, n°17, juin 1993

Médit, 4e année, n°2, juin 1993

Foliaison, n°4 mai 1993

Spécial Rio, Le Flamboyant, n°23/24, décembre 1992

Le Canard de Brenne, n°10, été 1993

La Garance Voyageuse, n°22, été 1993

Pour que vive la Loire, Nature Environnement, n°40/41/42, mai/juin/juillet 1993


[R] BROCHURES, DOCUMENTS, ETC.

Michel Mabit : Les métiers de l'environnement
1993, éd. Opéra, 224 pp.

Annuaire 1993 : Forêt-Bois-Milieux naturels
1993, éd. AIF, 276 pp.

L'eau des hommes en l'an 2000
n°19-20 des Cahiers du MURS, 1er/2e trimestre 1990.

Magalie Cayon : Sécurité de l'agriculture et protection des eaux. Amélioration des matériels de traitement et des formulations de produits phytosanitaires.
1992, Agence de l'eau Seine-Normandie

Guide de l'environnement et de l'espace naturel 1993. Vol. 1. Les entreprises
1993, éd. Kirk, 224 pp.

Les formations continues pour ingénieurs
1993, éd. OID, 145 pp.

Propositions du CORPEN pour le code de bonne pratique agricole
1993, CORPEN, 65 pp.

La qualité des eaux distribuées en Ile-de-France. Situation au 1er janvier 1992
1992, préfecture d'Ile-de-France, np (+ cartes).


[R] Le Courrier de l'environnement de l'INRA n°20 ; Les ressources bibliobraphiques du Courrier.