La nouvelle donne démographique, la déprise des
terres, l'extensification...
Remarques liminaires
De la démographie à la déprise
agricole
Vous avez dit " extensification" ?
Les formes possibles de l'extensification
* Renouvellement des chefs d'exploitation, déprise agricole des
terres, niveau d'intensification sont théoriquement des
mécanismes qui peuvent intervenir indépendamment.
- La réduction du nombre d'exploitations n'est pas un
phénomène nouveau entre 1955 et 1985, le nombre d'exploitations
agricoles de plus de 5 hectares a diminué au rythme moyen de 2% par
an.
- La déprise agricole a depuis des décennies concerné
de vastes zones en France, y compris dans des exploitations de certaines
régions où l'on a abandonné l'utilisation de certaines
terres difficiles -(estives) qui ne trouvaient plus leur place dans des
systèmes d'élevage intensifiés (production laitière
bovine ou ovine) .
- Le choix du niveau d'intensification est un problème qui
peut se poser au sein d'un système d'exploitation en fonction de
l'environnement économique (abandon de l'élevage dans de grandes
exploitations céréalières, par exemple).
* L'originalité de la situation actuelle vient du fait de la
simultanéité d'un certain nombre de phénomènes
:
-Des phénomènes démographiques tout d'abord :
dans de nombreuses régions, un large pourcentage de chefs d'exploitations
ont plus de 55 ans et vont accéder à la retraite (d'autant
plus vite que la politique sociale en rapproche l'échéance).
Le nombre d'enfants des ménages d'agriculteurs a considérablement
~ diminué, réduisant la traditionnelle pression à la
succession.
- Des phénomènes de société comme la
scolarité obligatoire jusqu'à 16 ans ont provoqué un
brassage plus intense des populations d'adolescents, et ouvert des perspectives
d'emploi hors-agriculture à bon nombre d'enfants de la campagne. On
pourrait y ajouter le développement des communications.
- Des phénomènes découlant avec retard d'une politique
timide en matière de structures qui a maintenu un grand nombre
d'exploitations en survie à condition de restreindre le collectif
de travail à un ménage - sinon moins -, les privant aujourd'hui
d'un successeur potentiel.
- Des phénomènes d'environnement international qui se
traduisent par le plafonnement des débouchés traditionnellement
offerts par la PAC (1) et par des
méthodes coercitives (quotas) ou dissuasives (limitations des garanties,
incitations à la jachère) restreignant le domaine des
possibles.
- Des phénomènes économiques enfin, comme la
dégradation des revenus, l'endettement, les charges foncières
liées au foncier, la faible rentabilité des productions utilisant
de grandes superficies herbagères, etc., handicapent l'agrandissement
potentiel de certaines exploitations et justifient le rapprochement des
phénomènes en un raccourci saisissant : la réduction
drastique du nombre d'exploitations conduit au dilemme "extensification
des systèmes sur des exploitations agrandies ou forte déprise
agricole".
De la démographie à la déprise agricole
Pour comprendre l'émergence du problème, on peut se
référer au schéma simplifié de la figure A.
Pour une petite région homogène, nous partons d'un tableau
de répartition des exploitations par classe de taille et par classe
d'âge des exploitants, établi pour une année N, et nous
essayons de le projeter pour une année N + t.
Un ensemble D d'exploitations verra, au cours de la période, la cessation
d'activité de leurs chefs d'exploitations. Pour une case donnée,
le pourcentage de départ sera fonction d'un certain nombre de
paramètres dont le plus important est l'âge; mais d'autres
phénomènes comme l'insuffisance de la taille économique,
la conjoncture et les mesures de politique sociale interviendront
également. D'une façon générale, cependant, la
partie sud-ouest du tableau sera la plus dégarnie.
De cet ensemble D d'exploitations, une partie R donnera lieu à reprise
des exploitations en tant qu'unités économiques, une autre
non (NR). C'est là que se situe le premier plan de clivage dont le
niveau est fonction de deux paramètres essentiels: la taille
économique des exploitations et la présence ou non d'un successeur
; mais la conjoncture économique jouera aussi un rôle direct
ou indirect important.
L'ensemble R viendra modifier le tableau à établir pour
l'année N + t, mais en alimentant des cases différentes en
fonction de la pyramide des âges des successeurs (qui ne sont pas tous
aussi jeunes qu'on le pense généralement). On peut pourtant
les situer en gros dans le quart nord-est du tableau de l'année N
+ t.
- Les terres de l'ensemble NR constituent des terres libérées.
Certaines seront reprises par les exploitations restantes, d'autres non (Sd)
et seront destinées à d'autres usages (urbanisation, forêts,
loisirs, friches). C'est là que se trouve le deuxième point
de clivage important dont le niveau dépend surtout de la conjoncture
économique, des opportunités nouvelles (nouveaux
débouchés, nouveaux systèmes), de la politique agricole
(financement, aides, fiscalité foncière et autres charges
liées à la terre).
- Les terres reprises par les exploitations existantes provoqueront un
agrandissement (selon des modalités à étudier
spécifiquement) et entraîneront un glissement des exploitations
vers la droite. Si l'on ajoute qu'un vieillissement de t années doit
par ailleurs faire glisser les exploitations vers le bas, on comprendra qu'il
est assez difficile de saisir globalement les déformations d'un tel
tableau, ce qui explique les échecs de certains modèles
statistiques fondés sur les seuls phénomènes
démographiques.
Signalons au passage que l'on a souvent considéré comme les
plus dynamiques les classes de taille qui voyaient leurs effectifs croître
sensiblement, alors que le phénomène résultait, en fait,
du développement de la classe immédiatement inférieure
qui apparemment se dépeuplait !
Notons aussi que les mêmes mécanismes s'appliquant à
une population d'exploitations évoluant dans le temps n'induit pas
les mêmes effets. Réciproquement, le fait de constater une certaine
constance de certains phénomènes (par exemple le taux de diminution
du nombre d'exploitations) peut masquer une évolution profonde des
mécanismes à l'oeuvre.
Encore une fois, soulignons que ce modèle néglige quelques
phénomènes internes aux exploitations : la succession, pour
importante qu'elle soit, n'est pas le seul moment de transformation des
structures.
Il a le mérite de montrer cependant l'interdépendance d'un
certain nombre de paramètres : le clivage entre exploitations reprises
(R) et non reprises (NR) n'est pas indépendant du nombre total de
départs (D) ; le clivage entre terres reprises et déprise agricole
(Sd) n'est pas indépendant de la superficie totale libérée,
donc de la diminution NR du nombre d'exploitations, etc.
Compte tenu des facteurs influant sur ces paramètres, il est évident
que les phénomènes ne peuvent être étudiés
que dans le cadre de régions agricoles plus ou moins homogènes
(voir premiers travaux du SCEES
(2)).
Réciproquement, cette étude devrait être à la
base de toute tentative permettant d'estimer les évolutions
agrégées de notre agriculture.
Vous avez dit " extensification" ?
L'intérêt soudain pour le concept d'extensification résulte
de la convergence d'un certain nombre d'analyses globales. Le retournement
de la conjoncture agricole européenne n'exige-t-il pas de substituer
à la dynamique d'intensification une dynamique inverse d'extensification
? Le plafonnement des débouchés des produits à marchés
soutenus ne nous place-t-il pas devant un choix : ou bien garder la logique
productiviste s'appuyant sur l'inéluctable poursuite du progrès
technique, et produire des volumes stables sur de moins en moins de terre,
au prix d'une déprise agricole importante, ou bien répartir
une production, maintenue à volume constant, sur la plus grande partie
du territoire en faisant appel à différentes formes
d'extensification ?
La prise en compte de soucis légitimes de protection de l'environnement
ne conduit-elle pas à ralentir l'utilisation de certains intrants
tenus pour responsables de l'augmentation d'une production déjà
surabondante, mais aussi de pollutions de plus en plus dénoncées
par la société ?
Ne faut-il pas éviter l'abandon total de certaines zones (friches)
en maintenant une activité d'entretien de l'espace sous forme d'une
agriculture qui ne peut être qu'extensive et dont le produit essentiel
serait de garder un paysage ouvert, d'éviter les risques d'érosion,
d'avalanche ou d'incendie ?
Si l'ensemble de ces questions présente quelque pertinence, il serait
toutefois dangereux de croire qu'il appelle une réponse tranchée,
positive ou négative, qui ferait l'économie d'une analyse en
profondeur.
Cette analyse devrait être à mon sens à la fois fortement
décentralisée pour tenir compte de la diversité des
situations, mais aussi coordonnée à un niveau agrégé
pour tenir compte des contraintes globales de l'agriculture dans son contexte
européen.
Sans avoir la prétention de réaliser ce projet, nous avons
en 1987, tenté - à partir de 400 groupes d'exploitations suivis
dans différentes régions depuis 1960 - de cerner la dynamique
de transformation des différents systèmes de production. Bien
que rétrospective, cette analyse permet, à notre sens, de mieux
poser le problème de l'extensification.
Quelques conclusions de cette étude peuvent être
résumées à l'aide des graphiques suivants.
* Si nous définissons l'intensification par rapport au facteur terre
(plus de capital et de travail par hectare), la figure B montre à
l'évidence que ce concept traduit assez mal l'évolution des
systèmes de production sur la période. Tout au plus recouvre-t-il
un phénomène complémentaire au processus principal qui
est celui de la recherche de la productivité accrue par travailleur
grâce à une exploitation intensive du facteur travail. La
quantité de terre par travailleur a augmenté de 2,9% par an,
la quantité de capital par travailleur de 6,4% et le produit par homme
de 6,396.
Ce processus a intéressé toutes les structures et tous les
systèmes de production.
* Les figures C, D et E permettent de retracer l'évolution des principaux systèmes céréaliers, lait et viande. Pour un volume de produit représentant un pouvoir d'achat constant; on note dans toutes les branches une progression des consommations intermédiaires, une réduction de la consommation de terre et une très forte réduction de la consommation de travail, le capital étant finalement assez stable ou en légère progression.
* La figure F qui exprime la quantité de facteurs nécessaire
pour obtenir 10.000 F de marge brute en 1984 montre des équilibres
très différents entre les trois grandes productions. La même
valeur ajoutée demande en gros deux fois plus de terre pour la viande
que pour le lait ; mais deux fois plus de travail, et une fois et demi plus
de capital pour le lait et la viande que pour les céréales.
On comprend, compte tenu de la disparité des structures en France,
qu'une politique de branche (quotas laitiers) puisse toucher très
inégalement les exploitations et les régions.
Enfin la figure G, plus classique, exprime la quantité de facteurs
ramenée à l'hectare, nécessaire pour les grands
systèmes de production. Ce schéma montre que si incontestablement
le lait constitue une production intensive au sens de la théorie de
la production (plus de travail, de capital et de consommations
intermédiaires à l'unité de superficie), les systèmes
céréaliers, cible courante des critiques de l'intensification,
sont plus extensifs que les systèmes viande
Nous rencontrons là une limite importante au développement
de tels systèmes (vaches allaitantes par exemple) qui, pour un revenu
du travail médiocre, exigent actuellement une forte productivité
physique du travail (SAU/UTH - 50 ha) et, sur des exploitations assez grandes,
des charges de capital d'exploitation pouvant atteindre 900.000
F/travailleur.
Cette évolution générale des systèmes de production
au cours des dernières décennies a été largement
commandée par la nécessité d'atteindre une forte
productivité de travail. Or dans la compétition qui s'annonce
au sein de l'agriculture européenne, les règles du jeu ne seront
pas modifiées pour l'essentiel ; seule une forte productivité
du travail assurera la reproductibilité des systèmes : en cela,
l'avenir ne doit pas être analysé en termes de rupture avec
le passé, mais bien dans une continuité de la dynamique en
cours, même si l'agrandissement des tailles d'exploitation favorise
une certaine extensification naturelle des systèmes de production.
Les formes possibles de l'extensification
Pour aborder valablement ce problème, il convient de le poser dans
son contexte en prenant en compte deux arguments préalables
* Les solutions à préconiser doivent tenir compte de la
dynamique des structures propre à chaque petite région,
notamment des potentialités d'agrandissement des exploitations et
des risques réels de déprise agricole.
* L'extensification ne saurait être un a priori mais une résultante.
Seule une analyse au niveau des systèmes de production
adaptés aux différentes structures, dans un milieu naturel
donné, et tenant compte des contraintes et opportunités du
contexte économique et social, peut permettre de cerner
l'intérêt potentiel de modes de production "extensifs".
Cela étant, quelles sont les chances de voir se développer
des formes plus extensives de production ?
- Au niveau de la parcelle de culture
Il y a peu de chances de voir se développer des méthodes de
production radicalement différentes au niveau des parcelles de blé,
de betteraves ou de pommes de terre.
Dans un passé récent, lors des chocs pétroliers ou à
la sortie de la période de forte inflation, nous avons connu des
situations de graves dégradations du "ciseau des prix" et pourtant
nous n'avons pas assisté à de sensibles déplacements
sur les fonctions de production. Certes les recherches ont été
focalisées sur une meilleure efficacité de l'utilisation des
facteurs (mais ce type de recherche aurait eu le même intérêt
quel que soit le niveau d'intensification visé). On peut dire que
le progrès technique continuera dans le sens d'une amélioration
du rapport qualité/coût. Il est peu vraisemblable que la taxation
des intrants - envisagée par certains comme allant dans le sens d'une
moindre pollution justifie un déplacement notable des façons
de produire là où les cultures continueraient d'exister ; au
pire pourrait-elle aggraver le sort des régions intermédiaires
et y accélérer la déprise partielle (jachères)
ou totale (friches).
- Au niveau de système de production
Il existe à ce niveau beaucoup plus de latitude.
* L'agrandissement des structures
Il s'agit d'un phénomène quasi?mécanique. L'étude
réalisée sur la période 1960-1984 a montré que
dans tous les systèmes de production, l'accroissement de taille
s'accompagnait d'une moindre utilisation de travail et de capital à
l'hectare, et d'une moindre valeur de la production. On sait bien par exemple
que les quotas laitiers frappant une petite exploitation herbagère
lui laissent moins de possibilités qu'à une grande qui peut
modifier plus facilement le ratio lait/viande. C'est pourquoi il serait
déraisonnable d'envisager des mesures d'extensification
déconnectées des possibilités d'agrandissement des
exploitations.
* L'allègement des charges de structure par unité de surface
Il résulte souvent de l'agrandissement de l'exploitation mais il peut
aussi se concevoir à superficie constante. Si les charges fixes par
hectare baissent, certaines productions à marges inférieures
peuvent être développées sans mettre en péril
la rentabilité globale de l'exploitation. L'introduction volontaire
de jachères subventionnées peut constituer un cas limite
d'illustration. Les modalités peuvent en être variables. L'abandon
de certains assolements, aux limites des contraintes agronomiques, peut
s'accompagner de la suppression de matériels que seuls des pointes
de travail et des risques climatiques pouvaient justifier (les progrès
de l'aide à la décision par recours à la simulation
ou aux systèmes experts peuvent jouer là un rôle assez
déterminant).
La réduction des charges fiscales et sociales pesant sur le foncier
est une autre voie de réduction des charges de structure. Celles-ci
constituent évidemment un phénomène pervers puisqu'elles
gonflent notablement le coût d'utilisation des superficies
indépendamment du revenu qui peut en être tiré et biaisent
ainsi la bonne gestion économique des ressources (la théorie
veut qu'un facteur surabondant ait un prix d'usage tendant vers zéro
! ).
Une remarque importante est à faire sur ce point. La baisse
systématique des charges liées au foncier, contrairement à
ce que l'on dit parfois, devrait avoir moins d'impact sur le clivage production
intensive/production extensive que sur le clivage production extensive/
déprise. En effet, cette mesure ne modifie pas la hiérarchie
des productions : avec ou sans charges fiscales ou sociales liées
à la terre, la betterave reste plus intéressante que le mouton
dans les plaines fertiles du Nord. En revanche si l'allègement de
ces charges permet, dans certaines zones, de redonner une rentabilité
à des productions extensives, il peut justifier le maintien
d'exploitations, voire la reprise de terres libérées, et modifier
le processus de déprise comme on l'a schématisé sur
la figure A.
* Une meilleure gestion des systèmes herbagers
Une grande partie des zones menacées par la nouvelle donne
économique compte une forte proportion d'herbages. L'utilisation
rationnelle de l'herbe est une affaire complexe, qui n'a pas suffisamment
fait l'objet en France d'une recherche pragmatique, à tel point que
l'on a souvent vu se mettre en place des élevages intensifs, à
base de maïs fourrage et d'achats d'aliments concentrés, condamnant
partiellement ou totalement l'utilisation de certaines ressources
fourragères naturelles, tant dans les bocages herbagers que dans les
zones de semi-montagne. Des progrès incontestables d'enrichissement
de ces prairies (légumineuses) et de meilleure valorisation de ces
superficies sont actuellement réalisés.
D'une façon générale, l'adaptation des systèmes
d'élevage reste une voie de progrès réel. Toutefois
il faut avoir conscience que dans des systèmes semi-extensifs,
l'exploitant aura à gérer des superficies de plus en plus
importantes, un capital de plus en plus lourd (têtes de
bétail/homme). Toute innovation qui contribuerait à alourdir
les tâches (volume, complexité, surveillance) n'a que peu de
chances d'apporter une solution viable à ce type d'exploitation. Ceci
est valable tant pour la mise au point du matériel vivant,
végétal ou animal (rusticité, résistance,
fécondité) que dans la définition des techniques.
La diversification permet aussi d'entrevoir certaines possibilités
(par exemple l'élevage de cervidés actuellement en cours
d'expérimentation).
- Au niveau de l'espace rural
Quels que soient les efforts faits en faveur des systèmes de production
extensifs classiques, il sera difficile dans certaines zones de les maintenir
comme seule activité permettant d'y conserver une population
minimale.
Il ne faut donc pas mésestimer la complémentarité des
fonctions de l'agriculteur dans une perspective de maintenance de l'espace
rural.
Le temps partiel dans certaines régions ne correspond à
rien d'autre qu'à une diminution de la quantité de main-d'oeuvre
sur une surface donnée, bien en deçà des capacités
classiques d'un ménage d'agriculteurs. L'engraissement de ruminants
sur prairies, voire même la monoculture des céréales
sur des superficies non négligeables, ne sont pas incompatibles avec
l'exercice d'un autre métier
Au niveau d'une zone rurale, cet autre métier peut parfaitement se
placer en connexion avec d'autres usages du sol (protection ou exploitation
de la forêt, loisirs en montagne ou autour de plans d'eau, tourisme
vert). L'adaptation des systèmes doit alors s'intégrer dans
une politique plus globale d'aménagement rural.
C'est sans doute dans cette voie qu'il conviendrait de focaliser les aides
nationales et communautaires, plutôt que sur des mesures aveugles
d'incitation à l'extensification (réduction des intrants ou
des changements) difficilement applicables en raison des contrôles
qu'ils supposent et de la variabilité de leurs champs d'impact sur
le territoire.
Si le souci d'une plus grande protection de l'environnement est tout à
fait louable, il semble qu'il relève plus de la mise au point et de
la diffusion de pratiques agricoles spécifiques et qu'il ne doit pas
interférer outre mesure avec le choix de mesures économiques
d'une toute autre nature.
Notes
(1) Politique
Agricole Commune.[VU]
(2) Service Central des Enquêtes et Etudes Statistiques,
Ministère de l'Agriculture.[VU]