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Un organisme de quarantaine pour l'Union européenne
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© Inra, Sylvie Derridj / Jacob Wegener
Dégâts en bordure d'un champ de maïs, causés par les larves de la chrysomèle du maïs, Diabrotica virgifera virgifera (Kardoskut, Hongrie).
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En France, un arrêté ministériel relatif à la lutte contre Diabrotica a été publié en août 2002, rendant la lutte obligatoire. Il définit les périmètres à traiter en fonction des captures réalisées et fixe les mesures à prendre. C'est le Service de la Protection des Végétaux français qui met en oeuvre les mesures d’éradication et de limitation de progression des foyers.
Devant le risque pour les cultures de maïs en Europe, la Commission Européenne a pris des mesures d'urgence et a adopté une directive (2003/766/EC). Diabrotica a été déclaré organisme de quarantaine pour l’Union Européenne. Un organisme de quarantaine est un organisme nuisible dommageable pour l'économie d'une zone menacée et qui soit n'est pas encore présent dans cette zone, soit y est présent, mais à distribution restreinte, et fait l'objet d'une lutte organisée par les services publics, en vue de l'éradiquer. Son introduction et sa dissémination sont donc interdites dans toute l’Union Européenne. Ce statut interdit également aux chercheurs d'étudier des Diabrotica vivants, à moins de disposer de chambres de quarantaine permettant leur confinement strict.
Les mesures adoptées par la France sont pleinement en accord avec celles prévues par la directive européenne.
Quels sont les moyens actuels de lutte ?
En France, le Service de la Protection des Végétaux tente d’éradiquer et de limiter la progression des foyers par deux méthodes de lutte complémentaires :
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Les traitements insecticides qui sont obligatoires. Dans un rayon de 10 km autour des points de capture de Diabrotica, on applique à 15 jours d'intervalle 2 traitements aériens (deltaméthrine) anti-adultes pour réduire au maximum les pontes. L’année suivante, dans un rayon de 5 km, un larvicide est appliqué contre les larves, et la semence de maïs doit être traitée.
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La rotation des cultures qui consiste à cultiver les parcelles infestées avec une autre culture. La rotation sur 1 ou 2 ans selon les zones a pour objectif de casser le cycle de l'insecte. Du fait de l'absence de maïs l'année suivante sur cette zone, les larves se trouveront privées de leur alimentation. Des populations de Diabrotica capables de s’accommoder de cette stratégie en allant pondre ailleurs que dans le maïs, ont été décrites dans la corn belt américaine. La présence de cette « résistance » dans les populations européennes limiterait l’efficacité de cette méthode de lutte.
Contact Service de la Protection des végétaux :
Pour en savoir plus sur les piégeages et les mesures d'éradication du service de la protection des végétaux du ministère de l'agriculture :
Jean-Claude Streito
SPV - DGAL Ministère de l'agriculture
Station de Montpellier
streito@supagro.inra.fr
Contact scientifique Inra :
Thomas Guillemaud
Unité Mixte de Recherche "Interactions Biotiques et Santé Végétale" Inra-CNRS-Université de Nice-Sophia Antipolis
Équipe "Biologie des Populations en Interaction"
Centre Inra de Sophia Antipolis
guillem@sophia.inra.fr
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