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  • Célibataire
  • 33 ans
  • adjoint technique animalier
  • Diplôme : BEP agricole, option élevage

 

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Guy Maurel

au service de l'amélioration de la qualité fromagère du lait

(07/10/2005)

Guy Maurel, animalier à l’Inra, veille au bien-être des 115 vaches laitières dont il a la charge. Avec les neuf membres de son équipe il travaille à l'unité expérimentale de Marcenat, située sur le plateau du Cézallier à 1100 m d'altitude, dans le Cantal. Il participe aux expérimentations menées dans le cadre des recherches de l'Inra sur l’influence de l'alimentation des vaches sur la qualité du lait et du fromage.

 

"Les aptitudes fromagères du lait sont étudiées en fonction des régimes d’alimentation des vaches", nous explique Guy Maurel. "Après prélèvement, le lait est analysé pour mesurer ses taux butyreux et protéique". Ces taux sont des indicateurs des teneurs en matière grasse et en protéines du lait. "Des fromages sont ensuite élaborés et des dégustations sont faites pour les apprécier, selon leur goût, leur texture, leur apparence."


Une alimentation ciblée pour de meilleurs fromages

Les vaches n’ont aucun secret pour ce jeune animalier qui a toute sa vie baigné dans le milieu agricole du Cantal. Titulaire d’un BEP agricole option élevage, il a toujours aidé ses parents qui possèdent une exploitation et élèvent des vaches non loin de là. C’est dans le journal "La Montagne" qu’il découvre une annonce de poste d’animalier à l’Inra. Après avoir passé le concours avec succès, il intègre l’institut en 1996. Depuis 9 ans, il gère le troupeau de vaches de l'unité expérimentale de Marcenat avec 9 autres personnes. Il s'occupe ainsi de la traite, de tous les soins quotidiens du troupeau et réalise le suivi requis par les expérimentations : notations sur l'état d'engraissement des animaux, la qualité de leur lait, etc. "À l’Inra, on ne travaille pas pour soi comme lorsqu’on s’occupe de sa propre exploitation, mais on travaille pour l’avenir de l’agriculture, ce qui est très gratifiant" nous confie Guy Maurel. Il apprécie les échanges que ses activités occasionnent avec les chercheurs : "Le chercheur m'apprend des choses et je lui en apprends aussi d'une certaine façon".


Concilier impératifs des expérimentations, rythme des animaux et des saisons

L'organisation du travail est très différente selon les saisons : "Nous avons deux périodes bien distinctes dans notre travail : l’hiver et l’été. Durant la période hivernale qui s’étend de novembre à mai, les vaches sont en stabulation entravée : elles sont attachées dans l’étable et mangent des fourrages récoltés l’été, qui seront différents selon les expérimentations prévues. L’été, les vaches sont en pâture et mangent exclusivement de l’herbe". Les vaches nécessitant des soins constants, les horaires des longues journées de travail sont partagées entre les membres de l’équipe : "Pendant l’hiver, nous travaillons une semaine le matin, une semaine le soir, à tour de rôle. Si on est du matin, on commence à 5 h 30 jusqu’à midi et demi, le soir c’est de midi et demi à 19 h 30". Cette alternance permet de mieux supporter un réveil très matinal, même si, bénéficiant d’un logement de fonction sur le domaine, l’étable n’est pas trop loin ! "Les horaires sont différents l’été, car pour alimenter les vaches, nous les conduisons dans les prés pour la journée, et le soir nous les ramenons à l’étable". Le travail de Guy Maurel concilie ainsi une organisation d'équipe très rigoureuse et des activités plus autonomes comme la gestion du distributeur automatique de lait pour les veaux. "À l'Inra, ce qui me plaît, ce sont les échanges de pratiques : par exemple, si une vache est malade et si je ne sais pas exactement pourquoi, je demande l'avis d'autres collègues pour avoir un diagnostic plus étayé". Il aime le "côté expérimental de son métier qui change des gestes routiniers".


Un fort engagement personnel

Guy Maurel reconnaît volontiers que son métier, qui implique de fortes contraintes, ne peut s'exercer que si on aime les animaux : "Je m’occupe de leur traite, de leur alimentation, de leur suivi sanitaire, de leur pesée, du bon état de leurs sabots. Lorsqu'une vache est malade, on la soigne, on lui donne des médicaments. Je suis aussi chargé de soigner les veaux. C'est une lourde responsabilité car quand ils sont tout petits, ils sont très fragiles". Et lorsqu’ une vache doit mettre bas, les personnes qui sont de "permanence de vêlage" doivent l’assister : "Il faut qu’on soit là pour s’occuper du veau, le ramasser, le sécher et lui donner à boire". Selon Guy Maurel, pour qui les vaches n’ont pas de secret, pas de miracle : si l’on veut qu’une vache produise bien, il faut qu’elle soit en bonne forme et… "relax" : "Une vache aime être toujours bien soignée : il faut qu’elle soit toujours propre et qu’elle ait une alimentation saine… il faut aussi qu’elle soit détendue : il ne faut pas la brutaliser, être toujours calme et doux et ne pas crier pour l’approcher".

 

Rédacteur :  Mission communication
Date de création : 07 Octobre 2005
Date de dernière mise à jour : 16 Novembre 2006

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