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Développement de méthodes de protection biologique pour la production de tomates
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CAIN AH. / INRA
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Les chercheurs de l’Unité de Pathologie Végétale d’Avignon, en collaboration avec des chercheurs du Centre de Biologie et de Gestion des Populations de Montpellier, ont démontré qu’il était possible de combiner plusieurs méthodes de protection biologique applicables à la production de tomate sous serre : le champignon Microdochium dimerum contre Botrytis cinerea, le champignon Lecanicillium lecanii contre les aleurodes et un extrait de plante, la renouée de Sakhaline, contre l’oïdium.
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Le gouvernement vient de prendre la décision de réduire de moitié les quantités de pesticides utilisées en France à l’horizon 2030. Pour atteindre cet objectif, il faut trouver des méthodes alternatives efficaces. Les méthodes de protection biologique mettent en jeu des organismes vivants – micro-organismes, insectes ou autres invertébrés auxiliaires – ou des substances d’origine naturelle - extraits de plantes par exemple - dont l’action sur les bioagresseurs est en général spécifique et souvent complexe. Il est donc nécessaire de vérifier que les différentes stratégies de lutte applicables à une culture donnée sont compatibles entre elles.
Des travaux antérieurs entrepris depuis 1990 dans l’unité avaient montré que le champignon Microdochium dimerum souche L13 avait une bonne efficacité pour protéger les plaies d’effeuillage de plants de tomates contre les attaques de Botrytis cirenea sous serre. Les chercheurs ont étudié la compatibilité de cette méthode de lutte avec deux autres méthodes biologiques déjà disponibles sur le marché : le champignon Lecanicillium lecanii actif contre les aleurodes (homologué et commercialisé en France sous le nom de Mycotal), et un extrait de renouée de Sakhaline efficace contre l’oïdium (produit qui ne bénéficie pas encore d’une autorisation de mise sur le marché français et commercialisé dans d’autres pays européens sous le nom de Milsana). Les essais ont été réalisés en enceintes climatisées sur des plantes de tomate produites en pot et utilisées au stade 8 feuilles étalées.
Ce travail a démontré que les trois produits de protection biologique sont compatibles entre eux et pourraient être appliqués ensemble ou de façon alternée sur une culture de tomate. Ces résultats sont prometteurs : ils permettent d’envisager un contrôle efficace en agriculture biologique voir même en protection intégrée, de la tomate sous serre, en complément d’autres méthodes de lutte.
L’INRA a concédé à la société Agrauxine une licence d’exploitation de la souche de Microdochium dimerum pour qu’elle développe et mette sur le marché un produit efficace, l'AntiBot, accessible au plus grand nombre de producteurs.
contact scientifique :
Marc Bardin
UR Pathologie végétale
INRA Domaine Saint-Maurice
BP 94
84143 MONTFAVET CEDEX
Tél : 04 32 72 28 55
Fax : 04 32 72 28 42
Marc.Bardin@avignon.inra.fr
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Rédacteur :
Délégation au Partenariat avec les Entreprises
Rubrique :
Laboratoires - résultats de recherche
Date de création : 13 Janvier 2009
Date de dernière mise à jour : 08 Juin 2010
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