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Un éco-piège contre les processionnaires


éco-piège
L’Unité Expérimentale Forestière Méditerranéenne du Centre de Recherche d’Avignon est spécialisée dans la recherche et le développement de méthodes de luttes alternatives contre les chenilles processionnaires du pin. En 2009 cette unité de l’INRA a participé au développement de l’éco-piège en collaboration avec la société La Mésange Verte.

 

La processionnaire du pin est un insecte dont les chenilles, dites défoliatrices, s’attaquent aux pins et aux cèdres dont elles consomment les aiguilles. Elles affaiblissent donc les arbres et retardent leur croissance. Ce ravageur des jardins, des espaces verts et des forêts progresse vers le nord et en altitude en lien avec le réchauffement du climat. Sa propagation engendre d’importants problèmes économiques et sanitaires, les chenilles étant hautement urticantes pour l’homme et les animaux.

L’éco-piège : un fonctionnement simple et efficace


  L’Ecopiège est formé d’une simple collerette entourant le tronc à une hauteur où les enfants ne peuvent pas le toucher et d’un sac rempli de terre. Ce système de lutte est original par son principe : il utilise des séquences du comportement de l’insecte pour mieux le piéger. En fin d’évolution larvaire, les chenilles se regroupent en procession le long du tronc pour descendre de l’arbre et se nymphoser dans la terre. Arrivées dans la collerette, elles sont dirigées dans un sachet rempli de terre suspendu à l’arbre dans lequel elles vont tisser un cocon et se nymphoser. En fin d’hiver, période où les processions sont terminées, l’utilisateur devra décrocher le sachet plastique et l’incinérer.

Ce piège doit être installé sur le tronc des conifères ayant des nids d’hiver de processionnaire du pin.

Par ce principe, les chenilles sont piégées à une période où le risque dû aux soies urticantes est le plus important. C’est donc une méthode de lutte particulièrement intéressante dans les jardins et dans les zones fréquentées par le public.


Des tests qui se poursuivent jusqu’en 2010


L’INRA a testé ce piège dans un terrain de camping du Vaucluse sur un échantillonnage de pins d’Alep fortement infestés par la processionnaire du pin. Les sachets ont été enlevés et vidés en fin de période. De nombreuses chrysalides de processionnaire ont été ainsi dénombrées prouvant l’efficacité du dispositif. Des études complémentaires seront conduites en 2010, néanmoins l’éco-piège peut déjà être recommandé comme méthode de lutte.


Contact scientifique Inra :


Jean-Claude MARTIN
Responsable du projet
Unité Expérimentale Forestière Méditerranéenne
Site Agroparc
Domaine Saint Paul
84914 AVIGNON cedex 9
Tél : 04 32 72 29 11
jean-claude.martin@avignon.inra.fr
Dossiers Processionnaires http://pin.processionnaire.com

 

Rédacteur :  Délégation au Partenariat avec les Entreprises
Rubrique :  Laboratoires - résultats de recherche
Date de création : 13 Juillet 2009
Date de dernière mise à jour : 13 Juillet 2009

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